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MLI/026
Programme d’appui aux filières agropastorales - Phase II

Information

Pays
Mali
Bureau pays de LuxDev
Bureau Mali

Secteur
Agriculture et Sécurité alimentaire
Agence d'exécution partenaire
Ministère de l’Agriculture

Période d'exécution
Janvier 2021 - Décembre 2024
Durée totale
48 mois

Budget total
16 000 000 EUR
Répartition des contributions
  • Gouvernement luxembourgeois
    8 000 000 EUR
  • Coopération suisse (DDC)
    8 000 000 EUR

Forts d’une première phase du Programme d’appui aux filières agropastorales réussie, le conseil régional de Sikasso, le ministère en charge de l’agriculture et de l’élevage, la Coopération suisse et la Coopération luxembourgeoise, ont convenu d’une nouvelle phase du programme.

D’un budget de 16 MEUR, le Programme d’appui aux filières agropastorales - Phase II (PAFA II, MLI/026) est cofinancé aujourd’hui à parts égales par la Coopération suisse et la Coopération luxembourgeoise. Son objectif général est de contribuer à l'augmentation du revenu des exploitations familiales agro-pastorales, des entreprises et des personnes les plus vulnérables dans le sud du Mali. L’objectif spécifique vise, quant à lui, à ce que la productivité́ et l’employabilité dans les filières du lait local et de la pomme de terre augmentent durablement dans le sud du Mali.

La première phase du Programme d’appui aux filières agropastorales (PAFA I, MLI/501), financée exclusivement par la Coopération suisse de 2016 à 2020, a permis d’appuyer les différents maillons des filières lait et pomme de terre dans la région de Sikasso en adoptant une approche « chaîne de valeurs ». Une des principales réussites du programme a été de promouvoir une complémentarité dynamique entre les partenaires clés des filières : les collectivités territoriales (échelon conseil régional), les organisations professionnelles avec leurs membres, et le secteur privé.

Les acquis du programme à ce jour ont contribué à une plus grande durabilité des actions portées par les différents acteurs des deux filières. Ainsi, des modalités de financement conjuguant subventionnement public avec la mobilisation du potentiel d’investissement privé, le renforcement des capacités des organisations de producteurs et des interprofessions, le développement de la production (production locale de plants de pomme de terre, technique d’irrigations, itinéraires techniques, etc.), l’appui conseil aux producteurs, l’amélioration de la commercialisation (professionnalisation de la transformation, qualité des produits accrue, respect des normes, etc.) ont contribué au développement des deux filières, et démontré leur potentiel économique pour la région.

D’une durée de quatre ans, les trois résultats majeurs envisagés par le PAFA II sont :

  • des produits de qualité́ des filières lait local et pomme de terre arrivent sur les marchés de façon compétitive ;
  • les différents maillons des deux filières sont professionnalisés, inclusifs et disposent de compétences renouvelées ;
  • les performances des filières sont améliorées grâce au secteur privé, à la société civile, aux organisations professionnelles et aux institutions publiques, chacun dans son rôle.

Le premier et le troisième résultat s’inscrivent dans la continuité de la première phase et des dynamiques de changement initiées, moyennant une amélioration des modalités de mise en œuvre relatives au mécanisme de financement public et privé. Les défis du programme reposeront, essentiellement, sur l’inclusivité des filières, l’autonomisation des organisations de producteurs et des interprofessions ainsi que la durabilité des systèmes de production et des systèmes alimentaires.

Une grande innovation du programme tient à l’ambition affichée par le second résultat, dont l’atteinte repose sur l’action conjointe entre les acteurs des filières et ceux de la formation professionnelle, initiale et continue. L’insertion professionnelle des jeunes formés est également soutenue afin qu’ils puissent obtenir des revenus décents et durables au sein des chaînes de valeurs du lait local et de la pomme de terre. Le programme fait une priorité sur l’intégration transversale du genre, de la protection de l’environnement, de la lutte contre les changements climatiques, de la bonne gouvernance, du développement commercial, du renforcement de capacités et de la gestion sensible aux conflits. En outre, une plus forte inclusion des femmes et des jeunes est attendue dans les activités des filières lait local et pomme de terre. L’autonomisation des partenaires et la durabilité des interventions occupent également une place importante dans le programme.

Le programme bénéficiera directement à environ 14 000 exploitations familiales agricoles (hommes, femmes et jeunes) et vise l’insertion avec des revenus décents pour au moins 700 jeunes sortant des dispositifs de formation professionnelle initiale.

Le programme contribue à l’atteinte des Objectifs pour le développement durable par le Mali, par son alignement au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable, CREDD 2019 - 2023, en particulier son axe stratégique 3 qui vise une croissance inclusive et une transformation structurelle de l’économie. Il concourt également au plan national d’investissement dans le secteur agricole (PNISA) 2019 – 2023 et prend en compte la Loi foncière agricole.

Cette nouvelle phase du PAFA converge parfaitement avec le futur Programme indicatif de coopération (PIC IV) au Mali dont les priorités thématiques sont le renforcement de l’intégration socio-économique des femmes et des jeunes, et la promotion d’une croissance durable et inclusive. Les interventions du programme contribueront directement à la Team Europe Initiative « jeunesse » de l’Union européenne au Mali.

Dernières nouvelles

  • MALI - Les services fournis par les centres de services aux éleveurs améliorés dans le sud du pays

    Publié le 10 Mai 2022    Par MLI/026   FR

    Dans le cadre de sa stratégie de promotion de la filière du lait local dans la région de Sikasso, au sud du Mali, le programme MLI/026 - Appui aux filières agropastorales - Phase II, cofinancé à parts égales par le Grand-Duché de Luxembourg et la Suisse, mise notamment sur le renforcement des capacités des centres de services aux éleveurs. Trois centres pilotes ont ainsi bénéficié de l'appui du programme afin de mettre en place des parcelles irriguées pour la production du fourrage.

    Les centres de services rendent aux éleveurs des services relatifs à l’alimentation et aux soins du bétail, en échange du lait de vache produit par ces derniers. Ce système de troc entre les centres et les éleveurs permet, d’une part, d’écouler plus facilement le lait produit par les éleveurs et, d’autre part, aux centres de fonctionner à travers la transformation et la commercialisation du lait local. Différents produits sont ainsi transformés par les centres et mis sur le marché local : lait frais pasteurisé, fènè, lait caillé, yaourt et ghee.

    Séance de traite du bétail dans une ferme dans les périphéries de la ville de Sikasso

    Ces échanges en matière d’alimentation du bétail contre le lait local se basent uniquement sur les aliments du bétail industriels (produits localement sur place ou importés des pays voisins comme le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire) qui connaissent une augmentation de prix importante ces dernières années. Par exemple, le prix de 40 kg de tourteau de coton, principal aliment du bétail industriel, a presque doublé entre 2018 et 2022 (11 500 FCFA en 2022, contre 6 000 FCFA en 2018). Cette situation constitue un véritable frein à l’élevage dans la région de Sikasso et génère un impact environnemental défavorable en raison du transport de ces aliments.

    Réception et enregistrement du lait au point de collecte

    Renforcement des capacités des centres en matière de production du fourrage

    Afin d’améliorer l’alimentation du bétail, le Programme d’appui aux filières agropastorales - Phase II, en partenariat avec la Fédération régionale des unions de sociétés coopératives des producteurs de lait de Sikasso, mise sur le renforcement des capacités des centres de services aux éleveurs dans la production irriguée du fourrage, et ce à travers un système de pompage solaire et sa conservation dans des magasins de stockage adaptés.

    Parcelle fourragère d’un membre de la coopérative Siguida NONO de Koutiala

    Ainsi, trois centres de services aux éleveurs pilotes, un par pôle économique régional (Bougouni, Déh et Koutiala), ont bénéficié de l’appui du programme pour la mise en place de parcelles irriguées d’un hectare pour la production du fourrage. Les variétés produites sont le Brachiaria ruziziensis (15 à 20 tMs/ha), une graminée pérenne très riche en azote, et le Mucuna pruriens (6 tMs/ha), une légumineuse fourragère annuelle également très riche en azote. La production fourragère annuelle visée par hectare est de 15 à 20 tonnes pour le Brachiaria, représentant une valeur de 1 500 000 à 2 000 000 FCFA ou permettant potentiellement l’alimentation de six à huit vaches laitières en stabulation par an.

    Ensemencement de la parcelle fourragère de Bougouni en Brachiaria ruziziensis

    Le programme MLI/026 est cofinancé à parts égales par le Grand-Duché de Luxembourg et la Suisse, et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement.

  • MALI - Mobilisation réussie pour la participation active des femmes aux actions de formation continue à Sikasso

    Publié le 12 Avril 2022    Par Pascal Dembélé   FR

    La participation des femmes aux sessions de formation continue sur les maillons de la chaîne des valeurs agricoles du lait local et de la pomme de terre à Sikasso constitue un défi au regard des indicateurs du programme MLI/026) - Appui aux filières agropastorales - Phase II. Une nouvelle approche de mise en œuvre des formations a été développée, afin de permettre à davantage de femmes d'y participer.

    Cofinancé à parts égales par les Coopérations suisse et luxembourgeoise, le programme MLI/026 - Appui aux filières agropastorales - Phase II a organisé en 2021 une série d’actions de formation pour 243 des 2 500 personnes actives visées et membres de la Fédération régionale des producteurs de pomme de terre  de Sikasso (FERPTS) et de la Fédération régionale des unions de sociétés coopératives des producteurs de lait de Sikasso (FERLAIT) des différents pôles de développement économique de Sikasso.

    Cette série de formations s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de formation continue élaboré au profit des actifs des filières lait local et pomme de terre. Les thématiques couvertes par cette série de formations sont :

    • le compostage ;
    • l’agroécologie paysanne ;
    • la technique d’élaboration des plans d’affaires simplifiés ;
    • la vie coopérative et les textes OHADA (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires) ;
    • l’insémination artificielle.

    Sur les 243 actifs formés, seuls 42 étaient des femmes, soit 17 % des participants.

    Ce résultat n’a pas laissé indifférent le programme MLI/026 et le Conseil régional de Sikasso qui ont analysé contextuellement la situation avec les bénéficiaires. Parmi les raisons invoquées pour expliquer cette faible participation des femmes figure la difficulté de déplacement des femmes vers les structures de formation situées dans les chefs-lieux de région, compte tenu de leurs moyens limités. À cela s’ajoutent les multiples tâches ménagères quotidiennes assumées par les femmes. Leur absence pendant plusieurs jours, pour motif de formation, était jugée impossible par les membres de leur famille.

    Afin de trouver une solution à ce problème, le programme MLI/026, de concert avec les acteurs concernés, a opté pour un changement de stratégie dans la mise en œuvre des formations, à savoir la délocalisation des formations vers les bénéficiaires dans les bassins de production.

    Cette stratégie a été opérationnalisée lors de la mise en œuvre de l’action de formation sur les itinéraires techniques de production de la pomme de terre de consommation initiée en février 2022, avec trois sessions organisées au profit de 125 producteurs et productrices.

    Dans ce contexte, les coopératives féminines et d’autres organisations féminines dont la majorité est composée de femmes ont été ciblées dans les différents bassins de production. C’est ainsi que Doumanaba, un village situé à 55 kilomètres à l’ouest de Sikasso, et Zangaradougou, un autre village situé sur la route nationale 7 à 13 kilomètres de Sikasso, ont été visés. En plus de ces deux villages, s’ajoute le village de Niazedougou, dans le cercle de Kadiolo.

    La mobilisation dans ces villages a été très forte. Elle s’est traduite par une participation de 83 % de femmes sur l’effectif total de bénéficiaires conviés pour les trois sessions (50 femmes sur 60 participants). D’autres femmes, qui n’étaient pas inscrites, sont venues suivre la formation à titre de bénévoles, ce qui constitue un résultat non planifié mais positif et qui traduit l’attachement ainsi que la détermination des femmes pour leur émergence et le renforcement de leur leadership.

    En vue de renverser la tendance, cette approche innovante continuera à être mise en application pour les futures sessions de formation sur cette thématique de production de la pomme de terre et bien au-delà. En effet, le programme MLI/026 entame très prochainement les actions de formation sur les activités post-récolte de la pomme de terre, la commercialisation et le lait local. Ce qui donnera l’occasion d’expérimenter à nouveau cette approche novatrice.

    Le programme MLI/026 est cofinancé à parts égales par le Grand-Duché de Luxembourg et la Suisse et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement.

  • MALI - Les producteurs de pommes de terre de la région Sikasso à l’école de l’agroécologie

    Publié le 28 Janvier 2022    Par Pascal Dembélé, Pierre Coulibaly   FR

    Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du volet formation professionnelle du Programme MLI/026 – Appui aux filières agropastorales dans la région de Sikasso (PAFA 2), les producteurs de pommes de terre membres de la Fédération régionale des producteurs de pomme de terre de Sikasso ont exprimé un besoin de formation en agroécologie paysanne afin de faire face à certaines difficultés auxquelles ils sont confrontés : le coût élevé de l’engrais minéral ; l’’utilisation des pesticides non homologués sur la pomme de terre ; l’absence d’engrais spécifique adapté à la production de pommes de terre ; la faible maîtrise des techniques de rotation des cultures ; la faible valorisation des potentialités naturelles pour une agriculture durable et une diminution du coût de production ; la méconnaissance des phénomènes de changements climatiques qui impactent la productivité.

    Pour pallier ces difficultés, le Conseil régional de Sikasso, avec l’appui du programme MLI/026, a organisé plusieurs actions de formation au profit de 98 membres de la Fédération régionale des producteurs de pomme de terre de Sikasso dont 19 femmes, dans quatre localités de la région (Bougouni, Koutiala, Kadiolo et Sikasso). Alliant séances théoriques et pratiques (exposés, visites dans les fermes agroécologiques, démonstrations et échanges d’expériences), les sessions de formation ont concerné les principes fondamentaux de l’agroécologie et ses pratiques : techniques de compostage, fabrication de biopesticides, techniques d’association des cultures, etc. Pour assurer aux participants une meilleure compréhension des contenus de formation, l’animation, assurée en binôme par les experts, a été réalisée de manière alternée en français et en langue locale bambara. 

    Formation sur les techniques en compostage 

    Afin de garantir à ces formations une qualité technique et pédagogique, des missions de suivi ont été effectuées sur les différents sites de formation. Les structures compétentes en la matière, la Chambre régionale d’Agriculture et les services techniques déconcentrés de l’Etat (Direction régionale de l’Emploi et de la Formation professionnelle et Direction régionale de l’Agriculture), ont été mobilisées. 

    Enfin, pour permettre à ces participants de bénéficier de compétences renouvelées et plus complètes, d’autres actions de formation sont prévues, notamment en ce qui concerne les itinéraires techniques de production de la pomme de terre, la vie coopérative et l’adaptation aux changements climatiques.

    Un groupe d'une session de formation

    Le Programme MLI/026 – PAFA 2,  mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement, est co-financé à parts égales par le Grand-Duché de Luxembourg et la Suisse.

  • MALI - Ateliers d’analyse de la situation de travail

    Publié le 13 Janvier 2022    Par Coudy Dia   FR

    Les ateliers d’identification des besoins en formation, tenus à Sikasso en avril 2021, regroupant plusieurs professionnels des filières Lait local et Pomme de terre ainsi que des acteurs publics de la formation professionnelle et de l’agriculture ont abouti au ciblage de douze corps de métiers prioritaires au profit des jeunes. Sur ces douze métiers, seuls deux possèdent déjà un référentiel, d’où l’impérieuse nécessité de créer les référentiels manquants.

    Dans cette logique, du 26 au 29 Octobre 2021, se sont tenus, au sein de l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle, quatre ateliers d’analyse de la situation de travail. Ils concernaient les métiers suivants : producteur de lait, transformateur de lait, producteur de pommes de terre de semences et producteurs de fourrages. Les professionnels de plusieurs régions du pays ainsi que des formateurs se sont réunis dans les locaux de l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle, afin de contribuer à l’élaboration des référentiels de formation spécifiques à leurs métiers.

    L’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle est chargé de l’élaboration des référentiels des formation professionnelle, ainsi que de leur implantation. Pour y parvenir, et afin de s’assurer de la parfaite adéquation entre le contenu du référentiel et les réalités du métier, l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle organise des ateliers regroupant des professionnels du métier concerné, des formateurs spécialisés et des acteurs institutionnels (Direction nationale de formation professionnelle et Programme décennal de développement de la formation professionnel pour l’emploi).

    Ces ateliers d’analyse de la situation de travail, sont conduits par deux méthodologues de l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle. Leur mission, au bout de ces deux jours, est de décrire le plus précisément possible les spécificités du métier en répondant à plusieurs questions :

    • quelles sont les tâches et opérations à réaliser ;
    • quelles sont les conditions de réalisation et de durée ;
    • quels sont les critères de performances ;
    • quelle est la fréquence et la complexité de réalisation de ces tâches ;
    • quels sont les outils utilisés ;
    • quelles évolutions technologiques connaît ce métier ;
    • etc.

    Ces analyses de la situation de travail sont menés sous forme de brainstorming, impliquant une participation très active des participants. Les données sont ensuite compilées, analysées et structurées. A l’issue de l’atelier, une première ébauche du référentiel de formation qui sera complétée et finalisée par les méthodologues est établie. Ces référentiels une fois finalisés, seront remis à la Direction nationale de formation professionnelle, initiatrice de la commande. Les référentiels de formation définitifs seront enfin implantés dans les centres de formation, encore une fois avec l’appui de l’Institut national d’ingénierie de formation professionnelle, afin de s’assurer de leur bonne appropriation par tous.

    Ateliers d’analyse de la situation de travail - transformateur de Lait, 26/10/2021

    Les prochains ateliers d’analyse de la situation de travai se tiendront courant 2022, permettant ainsi l’élaboration des 12 référentiels de formation qui viendront renforcer l’offre de formation professionnelle dans ces deux chaînes de valeur que sont le lait local et la pomme de terre.

    Le Programme d’appui aux filières agropastorales - Phase II, MLI/026 est financé par le Grand-Duché de Luxembourg et la Coopération Suisse, et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement.

  • MALI - Première rencontre pour la mise en œuvre de l’apprentissage rénové à Sikasso

    Publié le 14 Octobre 2021    Par Pascal Dembélé   FR

    L’apprentissage rénové est un mode de formation par alternance destiné aux jeunes de 15 à 35 ans scolarisés et non scolarisés. Ce dispositif est appuyé par la Coopération luxembourgeoise au Mali depuis les années 2010 et vise à corriger les tares constatées dans l’apprentissage informel, en vue de favoriser la professionnalisation et l’emploi des jeunes. Son pilotage est assuré par le Conseil régional avec l’implication des autres acteurs.

    La démarche de mise en œuvre de l’apprentissage rénové prévoit :

    • des concertations ;
    • la sélection des maîtres d’apprentissage et des apprentis ;
    • l’élaboration et la signature des conventions de l’apprentissage ;
    • la formation des maîtres d’apprentissage en pédagogie ;
    • l’apprentissage des jeunes suivant les programmes, ;
    • le suivi ; et
    • la certification.

    C’est dans ce contexte, que le conseil régional de Sikasso, de concert avec les chambres consulaires et les faitières des filières retenues par la Direction régionale de la formation professionnelle, a organisé la première rencontre trimestrielle sur la mise en œuvre du dispositif de l’apprentissage rénové dans la région de Sikasso.

    Cette rencontre, organisée dans le cadre du Programme d’appui aux filières agropastorales - Phase II, MLI/026, porte sur la professionnalisation et l’inclusion des maillons des filières agropastorales et vise à renouveler les compétences des différents acteurs. Elle représente la première étape d’un processus itératif, inclusif et dynamique qui englobe l’ensemble des parties prenantes.

    Ladite rencontre s’est tenue le 30 septembre 2021 dans la salle de conférence du conseil régional de Sikasso. Elle a permis, au regard des objectifs assignés, de fixer les critères de sélection des maîtres d’apprentissage et des apprentis mais également et de faire la répartition des effectifs par pôle économique de la région, par filière, par métiers et par cohorte de formation.

    L’identification des besoins en formation a été réalisé préalablement, au cours d’un atelier organisé en avril 2021 par le conseil régional. Cet atelier avait retenu le ciblage de l’apprentissage de 300 jeunes sur 5 métiers porteurs ( producteur de lait, producteur de fourrage, producteur de pomme de terre de consommation, bouvier et collecteur de lait) et sur les maillions des filières pomme de terre et lait local.

    Les débats de la première rencontre trimestrielle ont pris en compte des facteurs tels que l’existence des bassins de producteurs de lait et de pomme de terre, les potentialités de chaque pôle économique et le genre.

    Nous notons comme résultat de cette rencontre que la cible retenue est constituée de personnes de15 à 35 ans, avec un focus particulier sur les jeunes de 15-24 ans qui ont, de manière génrale, des difficultés d’accès à la formation.

    Concernant la répartition par filière, le programme envisage de former 180 apprentis dans la filière pomme de terre et 120 apprentis sur les métiers dans la filière lait local. Ces effectifs sont repartis sur deux cohortes de formation (2022, 140 apprentis et 2023, 160 apprentis).

    A l’issue de la rencontre un plan d’action a été proposé et constitue la prochaine étape du processus.

     

    Le Programme d’appui aux filières agropastorales - Phase II, MLI/026 est financé par le Grand-Duché de Luxembourg et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement