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République du Niger

Pays sub-saharien enclavé, le Niger est un des pays les plus pauvres du monde. Avec des ressources naturelles et un capital humain limités, il est confronté à d'immenses défis et soumis à rude pression.

Ce vaste pays de quelque 17 millions d'habitants se situait en 2014 à la 188e place sur 187 dans l'Indice de Développement humain du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec un Produit intérieur brut (PIB) par habitant de 884 dollars (en parité de pouvoir d'achat), soit l'un des plus bas d'Afrique. La pauvreté est aggravée par l'instabilité politique, une vulnérabilité extrême aux chocs exogènes et les inégalités qui pénalisent de manière disproportionnée les filles, les femmes et les enfants. Sa croissance démographique est l'une des plus rapides du monde (3,9 % pour an) et 47 % des Nigériens ont moins de 15 ans.

Les deux tiers de sa superficie sont désertiques. Seule une bande au sud du pays est verte. L'accès à l'eau est un problème pour une grande partie de la population, même si des châteaux d'eau arrivent petit à petit dans les villes. Le désert progresse de 200 000 hectares chaque année. Les programmes gouvernementaux de reforestation se heurtent aux fréquentes sècheresses et à la demande croissante en bois et en terres agricoles. Depuis 1990, la forêt a perdu un tiers de sa surface et ne couvre plus qu'1% du pays.

Le Niger est devenu indépendant de la France en 1960 et a connu un système de parti unique avec un régime militaire jusqu’en 1991, quand le général Ali Saïbou a été forcé par son peuple à autoriser des élections multipartites, qui ont abouti à un gouvernement démocratique en 1993. Des luttes politiques ont amené le gouvernement à l’arrêt et ont conduit à un coup d’État en 1996 par le colonel Ibrahim Baré. En 1999, Baré a été tué dans un autre coup d’État contre des officiers militaires qui ont restauré la démocratie et tenu des élections, desquelles Mamadou Tandja est sorti vainqueur.

Tandja a été réélu en 2004 et en 2009 et a dirigé un amendement constitutionnel qui lui permettrait de prolonger son mandat en tant que président. En février 2010, un coup d’État militaire expulse Tandja. L’élection présidentielle tenue en début d’année a su rétablir un régime civil le 12 mars 2011 avec l’élection de Mahamadou Issoufou au second tour.

De multiples défis économiques, sociaux, environnementaux et sécuritaires pèsent lourdement sur l’atteinte des OMD dont les principaux sont : le faible développement du capital humain, la dégradation de l’environnement et le changement climatique, la forte croissance démographique, la faible croissance économique et son caractère erratique, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’insécurité globale dans le pays et l’impact des problèmes sécuritaires dans les autres pays voisins (Mali et Nigéria), notamment sous forme de flux migratoires.

L’économie est centrée sur les cultures vivrières, l’élevage, et certains des gisements d’uranium les plus importants au monde. Seulement 18 % de la population est urbaine et la plupart (1 million) vit dans la capitale Niamey. Le Niger partage une monnaie commune, le franc CFA, et une banque centrale commune, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, avec sept autres membres de l’Union monétaire ouest-africaine.

Depuis 20 ans, les indicateurs sociaux du Niger sont en nette progression et cette tendance devrait se poursuivre. Le taux brut de scolarisation en primaire est passé d'environ 29 % au début des années 1990 à 71 % en 2014 et le nombre de filles entrant en primaire par rapport aux garçons a lui aussi augmenté sur la même période, de 25 à 40 %. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a reculé entre 1990 et 2010, de 320 à 114 pour 1 000. La prévalence du VIH/sida chez les adultes se maintient à 0,5 % — l'un des plus faibles taux d'Afrique subsaharienne.

Ce redressement sur le front de la croissance économique et des indicateurs sociaux se retrouve dans l'amélioration régulière de l'indice de développement humain du pays, qui est passé de 0,229 en 2000 à 0,337 en 2014 — même si ce résultat est l'un des plus médiocres du monde.

La situation d’insécurité dans le nord et sud-est du pays constitue un facteur de risque pour le développement économique et social de la région. Elle contribue à exposer les populations aux crises humanitaires récurrentes et accentue la dégradation des indicateurs socio-économiques (santé, éducation, emploi, revenus) des régions.

Les actions développées par LuxDev s’inscrivent dans le deuxième Programme indicatif de la Coopération Niger-Luxembourg. Un nouveau Programme de Coopération pour la période 2016 - 2020 est en élaboration conjointe avec les autorités nationales. Les principaux domaines et champs d’activité au Niger sont les suivants :

l’éducation : enseignement de base et secondaire ;
l’enseignement professionnelle et technique ;
le développement rural ;
l’accès à l’eau.

Au Niger, les actions de développement s’inscrivent désormais dans le cadre du PDES (Plan de Développement économique et social), dont la période de mise en œuvre couvre la période 2012 - 2015.

La Coopération luxembourgeoise participe aux cadres de concertations sectorielles ainsi qu’à l’effort de la Programmation conjointe de l’Union européenne.

Évolutions des activités au Niger (en milliers EUR)

Distribution des déboursements par secteur en 2014

Tous nos projets au Niger