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Burkina Faso

Le Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) a obtenu son indépendance de la France en 1960. Des coups d’État militaires répétés durant les années 1970 et 1980 ont été suivis par des élections multipartites au début des années 1990. Le président Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire en 1987, avait remporté toutes les élections jusqu’en 2014, quand il a été chassé par une insurrection populaire qui refusait un changement de la constitution lui permettant de se représenter. Après une année de transition, ponctuée par un coup d’État manqué, un nouveau gouvernement a été élu fin décembre 2015.

Avec le Niger à l’est, mais surtout le Mali au nord et à l’ouest, la situation sécuritaire du pays ne cesse de se dégrader depuis 2014 avec de fréquentes attaques le long de la frontière et des attentats particulièrement sanglants à Ouagadougou en janvier 2016 et en août 2017.

Le Burkina Faso a des moyens très limités pour faire face à cette instabilité sécuritaire : c’est un pays enclavé avec peu de ressources naturelles et une base industrielle qui reste très faible. Depuis 1998, le Burkina Faso s’est engagé dans une privatisation progressive des entreprises publiques, et en 2004 il a révisé son code d’investissement pour attirer du capital étranger. Grâce à ce nouveau code et à d’autres lois favorisant le secteur minier, le pays a connu un essor dans l’exploration et la production aurifère. En 2010, l’or est devenu la principale source de recettes d’exportation, et reste jusqu’à présent le premier produit d’exportation du pays.

Le secteur agricole représente 33 % du PIB du Burkina Faso et emploie environ 86 % de la population active. Comme beaucoup de ses pairs africains, le Burkina Faso souffre de sous-investissement dans ce secteur. Les investissements agricoles sont principalement concentrés sur l’exploitation de coton. Même si le pays a un potentiel élevé de production et de transformation dans le secteur agro-alimentaire, celui-ci est faiblement valorisé, et de nombreux investisseurs rencontrent des difficultés financières. L’absence de politiques d’infrastructure et l’incohérence de certaines politiques sont des obstacles majeurs, ce qui explique la mauvaise performance de ce secteur.

Le Burkina Faso connaît néanmoins une croissance économique appréciable qui, quoique fluctuante, s'est renforcée ces dernières années avec un taux de croissance annuel moyen du Produit intérieur brut (PIB) réel de 5,5 % entre 2011 et 2015. Cependant, en raison d'un taux de croissance démographique estimé à 3,1%, la croissance moyenne du PIB par habitant n'a pas permis de réduire considérablement la pauvreté et les inégalités sociales. Si l'on observe le seuil national de pauvreté, la proportion de personnes vivant dans la pauvreté a diminué, passant de 52,7 % en 2003 à 48 % en 2009, puis à 40,1 % en 2014, ce taux restant élevé.

Malgré ses contraintes, l'économie burkinabè regorge également d'énormes potentialités et de réelles opportunités, notamment : les possibilités de productions agro-sylvo-pastorales, fauniques et halieutiques non encore exploitées, celles de développement de l'agro-industrie, des industries de services et de l'énergie solaire, la jeunesse de la main-d'œuvre, etc.

Considérant ces contraintes, insuffisances et opportunités, le gouvernement a élaboré le Plan national de développement économique et social (PNDES), en tant que nouveau référentiel national des interventions de l'État et de ses partenaires sur la période 2016-2020. Il vise ainsi une croissance cumulative du revenu par habitant à même de réduire la pauvreté, de renforcer les capacités humaines et de satisfaire les besoins fondamentaux, dans un cadre social équitable et durable.

Le PNDES se décline en trois axes stratégiques qui sont :

Axe 1 : réformer les institutions et moderniser l'administration ;
Axe 2 : développer le capital humain ;
Axe 3 : dynamiser les secteurs porteurs pour l'économie et les emplois.

Le nouveau Programme indicatif de coopération entre le Burkina Faso et le Grand-Duché de Luxembourg (PIC III) pour la période 2017-2021, entend contribuer directement à la mise en œuvre du PNDES. À travers des actions dans les secteurs de concentration que sont la gestion durable des ressources naturelles, l’éducation, l’enseignement et la formation techniques et professionnels, ainsi que les nouvelles technologies de l’information et de la communication, il contribuera directement à ses trois axes.

La Coopération luxembourgeoise participe aux cadres de concertations sectorielles ainsi qu’à l’effort de la programmation conjointe de l’Union européenne.

Évolutions des activités au Burkina Faso (en milliers EUR)

Distribution des déboursements par secteur en 2016

Tous nos projets au Burkina Faso

Projets en préparation au Burkina Faso

Code Projet Titre Secteurs Budget Indicatif
BKF/023Appui à la mise en œuvre de la politique sectorielle de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique Gestion des Ressources naturelles17 000 000 EUR
BKF/024Projet de récupération des terres dégradées en milieu pastoral Gestion des Ressources naturelles5 000 000 EUR
BKF/026Appui à la Politique sectorielle de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels (APOSE/EFTP) et de son nouveau Plan d’Action opérationel triennal (PAT)Formation et Insertion professionnelles13 000 000 EUR