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Aide

MLI/804
ADEL - Appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Tombouctou et de Gao

Information

Pays
Mali
Bureau pays de LuxDev
Bureau Mali

Secteur
Développement local
PIC 3

Période d'exécution
Décembre 2019 - Novembre 2022
Durée totale
36 mois

Budget total
13 000 000 EUR
Répartition des contributions
  • Gouvernement luxembourgeois
    0 EUR
  • Commission européenne
    13 000 000 EUR

Évaluation intermédiaire

RELAC_small2.jpeg

Le projet d’appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Gao et Tombouctou (ADEL) s’inscrit dans la continuité des projets de relance de l’économie locale et d’appui aux collectivités dans le nord du Mali (RELAC et RELAC II), mis en œuvre par LuxDev entre janvier 2016 et novembre 2019. Il est prévu pour une durée de 36 mois avec un budget de 13 000 000 EUR.

Le projet ADEL a pour objectif global de contribuer à la stabilisation des régions de Tombouctou et Gao et à la résilience des communautés et des collectivités territoriales. Il vise le développement local et l’amélioration de la gouvernance des collectivités territoriales dans les 42 communes d’intervention des régions de Gao et Tombouctou (objectif spécifique).

Dans un contexte d’intervention fragile et une situation sécuritaire instable, plus de 100 associations et coopératives locales seront appuyées à travers la consolidation et/ou la mise en place de projets économiques dans différents domaines (agriculture, élevage, pêche, artisanat) afin de relancer et développer l’économie locale et contribuer ainsi à la stabilité et le bien-être des populations.

La formation et l’insertion dans le monde du travail, à travers l’auto-emploi et le travail salarié, sera facilité pour 2 500 jeunes femmes et hommes de la région de Tombouctou ainsi que la mise en place d’un dispositif durable d’orientation et d’insertion professionnelle.

Les populations des 42 communes appuyées bénéficieront du renforcement, en quantité et qualité, d’environ 200 réalisations de services sociaux de base (e.g. santé, éducation, eau).

Par ailleurs, la gouvernance des collectivités territoriales sera améliorée à travers le renforcement des compétences des élus et agents communaux et l’appui aux systèmes de prévention et de gestion des conflits, de manière à faciliter la cohésion sociale et contribuer à améliorer ainsi le contexte sécuritaire.

En agissant sur ces différentes composantes, ADEL appuiera la résilience des communautés et des collectivités territoriales et agira sur les causes du phénomène migratoire en :

  • répondant aux attentes sociales, à travers la relance des activités économiques, l’insertion professionnelle des jeunes, la réhabilitation des services sociaux de base; et 
  • en légitimant les structures décentralisées et déconcentrés de l’État, à travers le soutien et la collaboration directe mais aussi l’établissement des relations constructives entre celles-ci et les populations.

Pour ce faire, le renforcement des capacités des acteurs et l’intégration systématique des modalités et actions spécifiques aux besoins des femmes, constitueront les principaux thèmes transversaux du projet.

Les stratégies de mise en œuvre des actions du projet s’inspirent des résultats du RELAC, dont l’approche à la demande, inclusive et responsabilisante, a permis d’opérer dans un contexte difficile et d’atteindre des résultats tangibles et durables, parmi lesquels certains sont à consolider.

LuxDev assurera la gestion en régie du projet selon ses propres procédures, tout en responsabilisant les différents acteurs, publiques et privés, dans la mise en œuvre des activités et en faisant preuve d’une grande flexibilité afin de s’adapter à la fragilité et volatilité du contexte d’intervention.

Enfin, un système adéquat de suivi/évaluation et de communication sera mis en place pour assurer le pilotage du projet et sa redevabilité vis-à-vis des différentes parties prenantes.

Dernières nouvelles

  • MALI - L'adduction d’eau sommaire contribue à la stabilisation des populationsTémoignage d’Oulamine Ag TOHAYA, chef de site de l’adduction d’eau sommaire de Tamadak

    Publié le 6 Mai 2022    Par MLI/804   FR

    Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par LuxDev, le projet ADEL - Appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Gao et Tombouctou, MLI/804, qui a démarré en décembre 2019, s’inscrit dans la continuité des projets de relance de l’économie locale et d’appui aux collectivités dans le nord du Mali (RELAC et RELAC II), mis en œuvre par LuxDev entre janvier 2016 et novembre 2019.

    Le projet ADEL a pour objectif global de contribuer à la stabilisation des régions de Tombouctou et Gao ainsi qu’à la résilience des communautés et des collectivités territoriales. Spécifiquement, il vise le développement local et l’amélioration de la gouvernance des collectivités territoriales dans les 42 communes d’intervention des régions de Gao et Tombouctou. Pour atteindre cet objectif, quatre résultats sont attendus :

    • les associations et coopératives contribuent au développement économique ; 
    • des jeunes hommes et femmes de la région de Tombouctou sont formés et insérés professionnellement à travers l’auto-emploi et le travail salarié 
    • les services sociaux de base sont renforcés et les collectivités territoriales contribuent à leur fonctionnement ;
    • les collectivités territoriales sont renforcées dans l'exercice de leur mandat et de leurs fonctions.

    Dans le cadre de la mise en œuvre des activités liées au troisième résultat du projet, et conformément à la démarche méthodologique du projet, trois missions ont été organisées durant les mois d’avril, de mai et de juin 2020 dans 17 communes cibles du projet ADEL, ayant délégué la maîtrise d’ouvrage des activités à LuxDev afin d’appuyer les acteurs communaux (élus, société civile et service technique déconcentré de l’État) dans l’identification et la prioritisation des besoins en services sociaux de base en termes de construction/réhabilitation et équipements des centres de santé communautaires, écoles, points d’eau et infrastructures sociocollectives.

    Dans ce contexte, les autorités communales de Tarkint ont identifié et priorisé au niveau de la commune, puis validé en session extraordinaire du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement, la réalisation d’une adduction d’eau sommaire à Tamadak, au bénéfice des populations majoritairement nomades de la zone.

    Adduction d’eau sommaire du site nomade de Tamadak, commune de Tarkint, Cercle d’Almoustrat, région de Gao

    Témoignage d’Oulamine Ag TOHAYA, chef de site de l’adduction d’eau sommaire de Tamadak dans la commune de Tarkint, Cercle d’Almoustarat, région de Gao

    Oulamine Ag TOHAYA est infirmier de formation et ressortissant du village de Tamadak dans la commune de Tarkint, Cercle d’Almoustarat. Il témoigne des effets induits par l’installation de l’adduction d’eau sommaire.

    Selon Oulamine Ag TOHAYA, la population de Tamadak est essentiellement pastorale et pratique le nomadisme, à la recherche de pâturages et surtout d’eau, une denrée essentielle pour les hommes et les animaux.

    Oulamine Ag TOHAYA, Secrétaire administratif du Comité de gestion du point d’eau de Tamadak

    Avant la réalisation de l’adduction d’eau sommaire par le projet ADEL, les populations parcouraient une vingtaine de kilomètres afin de rallier le village d’Ersane et transporter, à dos d’âne ou à moto, quelques litres d’eau pour leur consommation. Il arrivait très souvent que des conflits éclatent entre les usagers à cause de la rareté de l’eau, combinée au besoin croissant des populations.

    C’est dans ce contexte difficile que les autorités de la commune de Tarkint, en partenariat avec le projet MLI/804, ont réalisé une adduction d’eau sommaire à Tamadak afin de soulager les souffrances de la population de Tamadak. Grâce à l’exploitation de cette nouvelle infrastructure hydraulique, une renaissance du village est amorcée, entraînant la sédentarisation de plus en plus importante de la communauté.

    En effet, certaines activités génératrices de revenu (petits jardins appartenant aux femmes) ont pu être initiées, un poste avancé de santé a été créé et une salle de classe a été construite. Toutes ces infrastructures socioéconomiques naissantes, qui contribuent au développement de la zone et à la stabilisation des populations, sont rendues possibles grâce à l’existence de ce point d’eau vital. Chez nous, en milieu tamashek, l’eau est intimement liée à la vie : « Amane Imane ».

    Jardin potager des femmes de Tamadak

    Afin de pérenniser l’infrastructure, la population de Tamadak a mis en place, en partenariat avec la Direction régionale de l’hydraulique de Gao, la mairie de Tarkint et le projet ADEL, un comité de gestion composé de cinq membres. Les représentants du point d’eau de Tamadak ont même participé à l’atelier de validation du plan de renforcement des capacités des membres des comités de gestion qui s’est tenu à Gao fin 2021. Ce plan prévoit la formation des membres des Comités de gestion du point d’eau à leurs rôles et responsabilités, la formation des artisans réparateurs villageois en électromécanique et en plomberie ainsi que la dotation du point d’eau de Tamadak en kit de maintenance et de plomberie.

    Vivement 2022, pour le démarrage effectif des actions de renforcement et de pérennisation et vive LuxDev dans un Mali apaisé et solidaire !

    Bassin de retenue d’eau pour l’abreuvement des animaux

    Globalement, l’intervention du projet ADEL dans la commune de Tarkint a été salutaire pour la population à plus d’un titre. Au nom de toutes les communautés de la zone de Tamadak, nous disons « merci » à LuxDev d’avoir apporté la joie et réitérons notre ferme engagement à soutenir toute action allant dans le sens du développement de notre territoire.

    Enfin, les habitants du village de Tamadak sollicitent une fois de plus LuxDev à travers le projet ADEL pour l’équipement de notre salle de classe en mobilier scolaire.

    Le programme ADEL - Appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Tombouctou et de Gao est financé par la Commission européenne et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement.

    Cette publication a été produite avec le soutien financier de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité de LuxDev et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne.

  • MALI - Les jeunes carreleurs de Diré

    Publié le 13 Décembre 2021    Par Babaya Mohamed   FR

    Le projet ADEL prévoit la formation professionnelle de 2 500 jeunes dans la région de Tombouctou, âgés entre 15 et 40 ans et l’insertion professionnelle de 2 000 jeunes parmi eux, tant via l’auto-emploi soit en tant que salariés, à travers le dispositif d’orientation et insertion professionnelle (DOIP) qui identifie les jeunes sur la base d’un certain nombre de critères, dont leur participation aux différentes activités organisées par les DOIP et élabore des parcours de formation-insertion personnalisés.

    Les jeunes identifiés et motivés sont formés dans différents domaines de leur choix, comme par exemple la transformation agro-alimentaire, la réparation de matériels agricoles, la coiffure, la menuiserie, la plomberie, l’électricité, etc. Ensuite, ils sont suivis dans leur insertion professionnelle par des mentors et les conseilleurs en orientation du DOIP.

    Mahamane Hamadi Dicko fait partie, avec 12 autres jeunes, des personnes suivies par le bureau du DOIP de Diré. Après une formation théorique et pratique de 20 jours pour renforcer ses compétences en confection des carreaux et en pavage, il a bénéficié d’équipements/matériel de travail, de l’appui à l’élaboration d’un plan d’action simplifié et de l’accompagnement d’un mentor pendant plusieurs mois.  

    À la suite de cette formation, 6 des 13 jeunes formés, dont deux jeunes filles, ont décidé d’évoluer ensemble et de créer une unité de fabrique de pavés/dallettes et carreaux dénommée « jeunes carreleurs de Diré ».

    La mairie de la commune et le conseil communal de la jeunesse de Diré leur ont offert une place et un hangar servant d’atelier de travail et d’exposition dans un lieu très visible et bien fréquenté. Dès les premiers jours de leur installation, le groupe a gagné un marché qui leur a permis d’avoir un premier contrat de 1 500 000 Fcfa avec un particulier. Avec les revenus générés, ils ont acheté des équipements complémentaires pour un montant de 150 000 Fcfa.

    Avant le début des activités, les deux jeunes filles s’occupaient uniquement des tâches ménagères et les quatre jeunes hommes étaient tous apprentis-maçons et ils ne gagnaient presque rien. Aujourd’hui, ils arrivent à gagner en moyenne 20 000 Fcfa par semaine et par personne, à épargner de l’argent et à approvisionner leur atelier en matières premières. De plus, ils sont dans le processus d’ouvrir un compte bancaire.

    Le succès obtenu leur a permis de soutenir leurs familles, de soumettre une demande d’appui complémentaire au niveau de Fonds d’appui à la création d’entreprise par les jeunes et de postuler pour les marchés lancés par ADEL et d’autres intervenants dans le cadre de la réhabilitation/construction des services sociaux de base.

    Témoignage de Aissata Maiga (jeune fille membre du groupe)

    « Au début, les gens me regardaient bizarrement car aucune femme à Diré n’évolue dans ce domaine. Mais lors des différents entretiens avec le conseiller en orientation du DOIP, j’ai insisté et aujourd’hui je suis devenue une référence pour les jeunes filles. En effet, de plus en plus des jeunes filles de Diré se positionnent pour des formations dans ce domaine mais aussi dans d’autres métiers qui étaient exclusivement pratiqués par des hommes ».

    Le programme ADEL - Appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Tombouctou et de Gao est financé par la Commission européenne et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement.

    Cette publication a été produite avec le soutien financier de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité de LuxDev et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne

  • MALI - Un nouvel élan pour le périmètre maraîcher de Tarabangou près de Tombouctou

    Publié le 10 Novembre 2021    Par Babaya Mohamed   FR

    Le périmètre maraîcher de Tarabangou compte environ 30 ha, cultivés par 200 exploitants et se trouve à 5 km de la ville de Tombouctou. Il a été initié par un mécène américain au milieu des années 1980 pour assurer la fourniture de la ville en produits frais (fruits et légumes).

    Cependant, à l’instar des autres activités productives, le périmètre maraîcher a été gravement impacté par la crise sécuritaire de 2012. Durant l’occupation de la ville de Tombouctou par les islamistes, les infrastructures d’approvisionnement en eau (pompes immergées, bassins) et en électricité (groupes électrogènes) ainsi que les engins de labour (tracteurs) et de transport (camionnettes) ont été saccagés ou pillés et les paysans et paysannes ont fui ou arrêté de cultiver les champs.

    Aujourd'hui, la situation sécuritaire se normalisant peu à peu. Les populations déplacées sont revenues et l’économie locale a redémarré. Cependant, les exploitants se sont trouvés confrontés à la dure réalité de la reprise d’une activité pour laquelle ils n’avaient ni les moyens techniques ni les moyens financiers pour en assurer assurer la reprise et le fonctionnement.

    C’est dans ce contexte que LuxDev, à travers le projet Relance de l'économie et appui aux collectivités, RELAC, financé par l'Union européene, a apporté un appui à la coopérative agricole à travers l’équipement des trois forages par un système solaire de pompage (25m3/jour à la HMT de 70 m) ainsi que par la dotation d’intrants (30 caisses de 25 Kg de semences de pomme de terre et de 15 boites de semences d’oignon violet),de petits matériels aratoires (brouette, pelle, pioche binette et matériels de traitement) et de carburant et lubrifiants.

    Toutefois et malgré les résultats satisfaisants, les contraintes liées à la conservation de la production n’ont pas cessé. Ainsi, le projet d’appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Gao et Tombouctou (ADEL), lui aussi financé par l’Union européenne et mis en œuvre par LuxDev, a poursuivi les efforts entrepris et appuyé la réhabilitation de la chambre froide pour la conservation des produits maraichers (climatiseurs de 2.5 CV avec panneaux solaires et accessoires). De plus les membres de la coopérative ont reçu un accompagnement de proximité par la Direction régionale de l’agriculture, à travers des formations sur les itinéraires techniques de maraîchage et les techniques de transformation des produits maraîchers et par l’ONG locale APADL, à travers la formation sur la gestion administrative et financière de la coopérative.

    Témoignage de Monsieur Alhad Ag Aldjoumatt (exploitant de la coopérative agricole de Tarabangou)

    Agé de 65 ans et père de 13 enfants dont quatre filles, M. Alhad exploite ce périmètre depuis 1986. Sa production est sa seule source de revenus et c’est grâce à ça qu’il a pu inscrire tous ses enfants à l’école et assurer la prise en charge des membres de son ménage. © LuxDev

    Selon M. Alhad l’arrivée de LuxDev  a été capitale. La superficie totale exploitable du périmètre maraîcher de Tarabangou a en effet augmenté de 11 ha grâce au système solaire de pompage qui a permis de desservir tout le périmètre maraicher en eau.

    Avant l’appui de LuxDev, M. Alhad exploitait 0,25 ha avec toutes les difficultés liées à la limite de la superficie exploitable, à la quantité d’eau pour l’irrigation, à l’achat des semences, du carburant, des lubrifiants et à la conservation des produits. Il était alors obligé de vendre tous les produits immédiatement et aux prix du marché, ce qui ne lui permettait pas de subvenir aux besoins de sa famille.

    Par ailleurs, il était aussi obligé de monter la garde jusqu’à la tombée de la nuit pour s’assurer de l’irrigation de sa parcelle, à cause des conflits très fréquents entre les exploitants dus à la carence en eau, avec tous les risques sécuritaires conséquents.

    Aujourd'hui, M Alhad paye, comme tous les membres de la coopérative, entre 6 à 8 barriques de gasoil, à raison de 95 000Fcfa par barrique, en échange de la conservation des produits de mars à août.  Sa parcelle s’étend désormais sur 0,75 ha et est cultivée par lui et deux de ses fils. Avec l’appui de LuxDev et la récente réhabilitation de la chambre froide pour la conservation des produits maraichers, qui fonctionne avec un système solaire, M Alhad arrive maintenant à:

    • économiser l’argent qui était utilisé auparavant pour l’achat de carburant; 
    • stocker sa production; et
    • garder ses semences de pomme de terre durant toute l’année.

    M Alhad arrive à garder, pour chaque campagne agricole, jusqu’à 20 sacs de 40 kg de pomme de terre qui lui servent pour l’achat de riz destiné à l’alimentation de sa famille mais également pour acheter les intrants nécessaires au démarrage de la campagne maraichère.

    Selon M Alhad, les différentes sessions de renforcement des capacités lui ont permis d’apprendre de nouvelles techniques de production et ont surtout permi à la coopérative d’améliorer sa gestion administrative et financière.

    Grâce à ces formations les jeunes se sont de plus en plus impliqués dans la gestion de la coopérative en occupent désormais des postes de responsabilités qui permettent à la coopérative de mieux fonctionner et de rendre des services à ses membres.

    Le programme ADEL - Appui au développement économique local et à la prévention des conflits dans les régions de Tombouctou et de Gao est financé par la Commission européenne et mis en œuvre par LuxDev, l’agence luxembourgeoise pour la Coopération au développement.

    Cette publication a été produite avec le soutien financier de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité de LuxDev et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne

  • MALI - Ouverture d’un dispositif d’orientation et d’insertion professionnelle

    Publié le 11 Décembre 2020    Par Catherine Ukelo   FR

    Lancé dès le mois de décembre 2019, le projet d’Appui au Développement Economique Local et à la prévention des conflits dans les régions de Gao et Tombouctou (UE-ADEL) déploie progressivement ses activités dans l’objectif global de contribuer à la stabilisation de ces deux régions et à la résilience de ses populations. Mis en œuvre par LuxDev, l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement et financé par l’Union européenne, le projet a associé les compétences de Swisscontact pour contribuer à l’insertion professionnelle des jeunes dans la région de Tombouctou. 


    © Youssouf Dolo, LuxDev.

    C’est dans ce contexte que son équipe a graduellement lancé, dès la fin du mois de septembre 2020, l’ouverture de 12 bureaux d’orientation et d’insertion professionnelle dans la région de Tombouctou.

    Ces bureaux font partie du dispositif d’orientation et d’insertion professionnelle  présent à travers 5 cercles de la région de Tombouctou (Tombouctou, Diré, Goundam, Gourma-Rharous et Niafunké). Animés par un conseiller ou une conseillère d’orientation, les 12 bureaux de ce nouveau dispositif  (également présent depuis 2015 dans plusieurs autres régions du pays) accueille les jeunes hommes et jeunes femmes âgés entre 15 et 40 ans qui s’interrogent sur leur avenir professionnel.

    Qu’ils soient diplômés ou sans qualification, sans emploi ou en sous-emploi, les jeunes habitants la région de Tombouctou s’y rendent afin de bénéficier d’une palette de services assurés par les conseillers d’orientation :

    • information sur les métiers porteurs ;
    • opportunités d’insertion ; 
    • formations disponibles ; et
    • aide à la recherche d’un emploi ou d’un stage. 

    ​Accompagnés individuellement tout au long de leur parcours d’insertion, les jeunes bénéficient des appuis-conseils nécessaires à la conception de leur projet professionnel et se dirigent vers des formations ou des activités économiques en concordance avec les besoins du marché.

    Le projet UE-ADEL prévoit la formation professionnelle de 2 500 jeunes âgés entre 15 et 40 ans et l’insertion professionnelle de 2 000 d’entre eux, majoritairement via l’auto-emploi. 

     

    «Cette publication a été produite avec le soutien financier de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité de LuxDev et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne»;