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Aide

NIG/026
Programme d’appui au secteur eau et assainissement – Phase III (PASEHA-3)

Information

Pays
Niger
Bureau pays de LuxDev
Bureau Niger

Secteur
Eau et Assainissement
Agence d'exécution partenaire
Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement
PIC 3
2016 - 2021

Période d'exécution
Octobre 2016 - Décembre 2022
Durée totale
75 mois

Budget total
61 098 034 EUR
Répartition des contributions
  • Gouvernement luxembourgeois
    34 861 126 EUR
  • DANIDA
    26 236 908 EUR

Videos

  • Programme d’appui au secteur eau et assainissement – Phase III (PASEHA-3) (NIG/026)

    Programme d’appui au secteur eau et assainissement – Phase III (PASEHA-3) (NIG/026)

Documentation

Évaluation intermédiaire

Le PASEHA 3, programme conjoint Luxembourg / Danemark, vient en appui au secteur de l’eau et l’assainissement en se basant sur deux documents cadre du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) :

  • le projet d’appui institutionnel du ministère de l’Hydraulique et l’Assainissement ; et
  • le programme sectoriel de l’eau et de l’assainissement (PROSEHA pour la période 2016 - 2030).

Le programme a pour objectif global de « Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ». Plus précisément, le PASEHA 3 vise à assurer un leadership efficace et durable sur le développement du secteur par le MHA et à contribuer à l'amélioration de l'accès des populations aux services d'eau et d’assainissement par 250 000 personnes additionnelles en cinq ans.

La mise en œuvre sera réalisée à travers deux composantes. La composante 1 renforcera les capacités du secteur afin d’assurer la mise en œuvre du PROSEHA. Cette composante sera exécutée en régie par LuxDev et dans la base du projet d’appui institutionnel développée par le Ministère. La délégation de l’Union européenne au Niger a manifesté sa volonté de déléguer à la Coopération luxembourgeoise la mise en œuvre des actions prévues dans les mesures complémentaires à son Contrat de réforme sectorielle.

La Composante 2 appuiera la mise en œuvre du PROSEHA qui intègre quatre résultats alignés sur les quatre sous-programmes du PROSEHA (indicatif), à savoir : 

  • la bonne gouvernance du secteur est renforcée ;
  • l'accès universel équitable, abordable à l'eau potable en milieu rural est amélioré ; 
  • l'accès universel équitable, abordable à des services d'assainissement et d'hygiène adéquats en milieu rural est amélioré ; et
  • la connaissance, la gestion et la protection des ressources en eau sont améliorées.

Le dispositif utilisé pour la mise en œuvre du PASEHA 3 repose sur :

  • le ministère de l'Hydraulique et de l’Assainissement sous la supervision du Secrétariat général ;
  • le comité de pilotage du Mécanisme de financement commun (MFC) comme instance de prise de décision ;
  • le MFC comme moyen de mise en œuvre financière de la composante 2 d’appui au PROSEHA (aide budgétisée inscrite dans le budget de l’État) ; le MFC est aligné sur les procédures nationales (chaîne de la dépense publique et code des marchés publics) ; un manuel de procédure sera élaboré et validé ;
  • une assistance technique recrutée par LuxDev et un maître d’œuvre recruté par le MHA en appui aux travaux.

Dernières nouvelles

  • NIGER - Le capital humain, une ressource à valoriser

    Publié le 20 Juin 2020    Par Equipe NIG/026 & Manon Lienard   FR

    Avec l’appui technique de LuxDev, le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) du Niger a mis en place un système de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). L’objectif principal était de doter le Ministère d’un plan de gestion des carrières et d’un plan de formation triennal (2020 – 2022) en vue d’assurer une meilleure adéquation à court et moyen termes, des effectifs et des compétences des agents aux exigences de leurs postes.

    Mme Konaté, directrice des ressources humaines au MHA, a coordonné la démarche au sein de son organisation. Elle témoigne du fait que :

    Avant l’introduction de la GPEC, le travail se faisait sans un outil d’orientation. Nous traitions les dossiers au jour le jour en nous appuyant sur les textes de la fonction publique sans nous projeter dans le futur. Le Ministère disposait de très peu d’outils RH pour assurer la gestion du personnel.

    Le Ministère de la Fonction Publique et le Haut Commissariat à la Modernisation de l’État (HCME) ont été associés dès le démarrage de ce projet très innovant pour l’administration publique nigérienne. 

    Un état des lieux initial a effectivement révélé que le MHA est caractérisé par des déséquilibres importants dans la répartition des effectifs (régions, zones rurales), par l’insuffisance de personnels qualifiés sur des fonctions stratégiques et par les déficits qualitatifs dans la formation initiale et continue.

    La mise en œuvre d’un exercice participatif de description des postes et des compétences a permis à l’ensemble des cadres de saisir le bien-fondé de cette démarche. Mme Konaté ajoute que : 

    L’épanouissement des agents et l’obtention de résultats satisfaisants en fin d’année seront désormais mis en avant.

    Concrètement, ce sont différents outils de pilotage qui sont maintenant à la disposition du MHA :

    • un questionnaire GPEC permettant au Ministère de se projeter et de s’interroger sur l’évolution des besoins en compétences, au regard des évolutions du secteur (des technologies, énergies renouvelables…) sur les trois prochaines années ;
    • des fiches de poste permettant de clarifier les rôles et les responsabilités de chaque agent ; 
    • un référentiel des emplois et des compétences permettant de recenser l’ensemble des compétences à détenir pour exercer un métier ou occuper un poste (ou un emploi) ;
    • un Guide d’entretien collectif pour la tenue de « Focus Group » afin d’analyser les ressources humaines de chaque division, de projeter les départs, d’analyser les évolutions des activités par division et estimer les besoins en RH ;
    • un modèle de lettre de mission ayant pour objectif de promouvoir l’évaluation des performances des agents en fixant des objectifs.

    Mme Konaté se réjouit de ces avancées et elle rappelle que : 

    Tout le défi consiste à ne pas perdre de vue la finalité de la démarche, à savoir, la mise en œuvre du plan de formation triennal et l’évaluation des compétences

    Convaincue que la GPEC est indispensable à l’atteinte des objectifs d’une organisation, elle conclue :

    Je souhaite également que l’expérience du Ministère puisse être partagée et ainsi inciter les autres Ministères à se lancer dans cette démarche.

    Le HCME, dans son rôle de responsable de l’optimisation de la gestion et de l’amélioration de la qualité des services des administrations publiques, s’est déjà engagé à transposer l’expérience sur d’autres ministères dont celui de la santé et de la formation professionnelle et technique.

    Le MHA, pionnier dans la modernisation de la gestion des RH de l’administration publique nigérienne, doit maintenant mettre en œuvre son « plan de transformation RH » d’ici les trois prochaines années.   

  • NIGER - Vers l’atteinte des objectifs du secteur de l’eau et de l’assainissement

    Publié le 12 Juin 2020    Par Equipe NIG/026 & Manon Lienard   FR

    Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA) qui a élaboré, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, le Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA 2016-2030), dévoile les résultats atteints via le Mécanisme commun de financement (MCF) en 2019.

    Ce mécanisme a été mis en place en 2017 pour intégrer tous les financements du secteur et les mettre au service du programme sectoriel. En 2019, outre l’État du Niger, ce sont le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume de Danemark qui y ont contribué. Le montant total décaissé par le MCF en 2019 est de plus de 14,38 Milliards de FCFA (près de 22 millions d’euros).

    Les actions menées ont permis de réaliser 644 Équivalents points d’eau modernes (EqPEM) grâce auxquels 161 000 personnes ont eu accès à l’eau potable. Par ailleurs, le service d’eau potable a été rétabli pour 12 500 personnes. Depuis le lancement du MCF, le nombre de personnes nouvellement desservies est de 190 500. 


    Une des bornes fontaines d’adduction d’eau potable (AEP) multi-villages de Dara-Ichiroua, région de Zinder © LuxDev

    Sur le plan pastoral, les actions menées ont permis de réaliser 69 équivalents points d’eau pastoraux pour donner accès à l’eau potable à 17 250 personnes additionnelles en milieu pastoral et 69 000 Unités de bétail tropical (UBT). 

    Derrière ces achèvements, on distingue plusieurs types d’ouvrages.

    Concernant l’alimentation en eau potable : 

    Un système d’Adduction d’eau potable (AEP) est un ensemble d’infrastructures qui permettent la production et la distribution d’eau potable à une localité ou un ensemble de localités. 

    Une AEP nécessite une source d’eau. Au Niger, en milieu rural, cette source est généralement souterraine et captée à l’aide d’un forage qui peut atteindre différentes profondeurs selon les conditions hydrogéologiques (de 50 à 500 m). 103 forages ont été réalisés en 2019.


    Essai de forage © Lux-Dev 

    Cette eau souterraine, une fois pompée, est mise dans un réservoir placé en hauteur pour faciliter la distribution par gravité via un réseau alimentant les bornes fontaines et les branchements individuels. Le pompage de l’eau s’effectue prioritairement grâce à l’énergie solaire qui peut être, si besoin, complétée par des groupes électrogènes ou le réseau électrique public lorsqu’il est présent.

    Parmi les AEP, on distingue :

    • les AEP simples : système de taille moyenne alimentant un seul village. Le nombre de bornes fontaines varie de 4 à 8 en moyenne. 16 AEP simples ont été livrées en 2019 ;
    • les AEP multi-villages : système de taille importante alimentant une grappe de villages. Ces systèmes peuvent compter jusqu’à plus de 25 bornes fontaines et des réseaux de distribution de plusieurs dizaines de kilomètres. 15 de ces infrastructures ont été livrées en 2019 ;


    AEP multivillages de Dantyandou, région de Tillabéry © LuxDev

    • les Postes d’Eau Autonomes (PEA) : petits systèmes ne comportant qu’une ou deux bornes fontaines. Ils sont exclusivement alimentés par l’énergie solaire. 19 PEA ont été mis en service en 2019.


    Poste d’Eau Autonome, Village d’Abdalazi, région de Dosso © Zouloukalleyni Dourfaye

    Concernant l’hydraulique pastorale :

    L’hydraulique pastorale concerne l’alimentation en eau du bétail dans les zones pastorales. Elle se concentre sur les grandes zones de pâturage et de transhumance du bétail. Pour cela , on utilise majoritairement deux types d’ouvrages :

    • les puits pastoraux : ouvrages cimentés et busés de grand diamètre et de grande profondeur. Ils sont surmontés de systèmes de poulies permettant le puisage de l’eau selon les méthodes traditionnelles des éleveurs. 61 puits ont été construits en 2019 ;
    • les Stations de Pompage Pastorales : similaires à une AEP, elles sont dédiées à l’alimentation en eau du bétail via des abreuvoirs. 3 de ces stations ont été livrées en 2019.


    Construction du puit cimenté pastoral à Alhadji Issa © Direction régionale de l’hydraulique et de l’assainissement Diffa

    Par ailleurs, 485 infrastructures d’assainissement ont été réalisées durant l’année 2019 dans les écoles, les centres de santé et les lieux publics. 

    Le bilan de l’année 2019 révèle une montée en puissance de cet outil financier qui permet de concentrer et de rationaliser les efforts engagés vers l’atteinte des objectifs du secteur. Par ailleurs, des nouveaux contributeurs sont venus s’ajouter, à savoir le Royaume des Pays Bas, l’Union Européenne et l’Unicef, ce qui devrait permettre, pour l’année 2020, d’assurer l’accès à l’eau potable pour environ 465 000 personnes additionnelles. 

  • NIGER - Moins d’une personne sur deux a accès à l’eau potable en milieu rural

    Publié le 26 Février 2020    Par Équipe du projet NIG/802    FR

    Au Niger, moins d’une personne sur deux a accès à l’eau potable en milieu rural.

    Dans la zone « Nord Tillabéri et Ouest Tahoua » située le long de la frontière malienne, cette problématique est aggravée par des troubles sécuritaires importants qui provoquent de multiples déplacements de population et accentuent leur vulnérabilité. Dans cette région les taux de prévalence des maladies liées à l’eau, à l’assainissement, et à l’hygiène (paludisme, maladies diarrhéiques, affections ophtalmologiques, dermatoses et vers intestinaux) sont particulièrement élevées.

    Les pays du G5 Sahel (Niger, Mali, Tchad, Burkina Faso et Mauritanie) ont ainsi développé un « Programme régional d’urgence d’aménagement d’infrastructures de proximité dans les zones transfrontalières fragiles » (PDU). Ce programme vise à intervenir sur les causes profondes de la vulnérabilité en agissant sur les besoins urgents des populations, notamment l’accès à l’eau. Ainsi, la construction d’ouvrages hydrauliques en est le premier pilier. Au Niger, la zone d’intervention prioritaire qui a été retenue regroupe cinq départements : le département de Tahoua pour la région de Tahoua les départements de Filingué, Tillabéri, Ouallam, Téra pour la région de Tillabéri.

    Lancée en 2017, et désormais composée de douze bailleurs, l’Alliance Sahel est l’interlocuteur du G5 sur les questions de développement. Les contributions des partenaires visent à financer et mettre en œuvre les projets prioritaires définis par le G5.

    Au Niger, le volet hydraulique et assainissement du PDU représente un montant de 10 millions EUR, cofinancé par l’Union européenne via le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (8 millions EUR) et par le Royaume des Pays-Bas (2 millions EUR). L’intervention visera de façon spécifique à assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous les usagers de l’espace rural et semi urbain dans la zone cible. Elle contribue ainsi à l’atteinte des objectifs du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) du Niger.

    Le lancement officiel du PDU a lieu le 24 février 2020 à Farié Haoussa, commune de Kourthèye dans la région de Tillabéri en présence des acteurs suivants : le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Gouverneur, le Préfet, le Conseil régional de la région de Tillabéri ainsi que le maire de Kourtèye, le DRHA du MHA, les PTF (Ambassadeur de la délégation de l’Union européenne, chef de file des PT, chef de file des ONG, Pays-Bas, UNICEF, représentant de l’Alliance Sahel), représentants du ministère des Finances et du ministère du Plan, le président de la Haute autorité à la consolidation de la paix…

    Le programme est mis en œuvre par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à travers le mécanisme commun de financement du PROSEHA et vise également le renforcement des capacités des acteurs du secteur et la durabilité institutionnelle.

    Les principaux résultats attendus dans les 24 prochains mois sont les suivants :

    • 120 000 personnes seront nouvellement desservies en eau potable ;
    • 32 ouvrages hydrauliques seront construits et/ou réhabilités ;
    • 24 ouvrages hydrauliques pastoraux seront construits et/ou réhabilités ;
    • 217 latrines seront réalisées dans les écoles, centres de santé et/ou lieux publics.


    L’accès à l’eau permettra l’amélioration des conditions de vie des populations à plusieurs niveaux. Sur le plan de la santé, les risques de maladies seront réduits. Sur le plan de l’éducation, les chances de scolarisation et de maintien des enfants à l’école seront améliorées. C’est particulièrement le cas des jeunes filles qui disposeront de conditions sanitaires acceptables et seront déchargées de la corvée d’eau. Le maillage des points d’eau pour le pastoralisme sera développé ce qui diminuera la pression sur les ressources existantes et les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Finalement, l’activité économique sera améliorée, notamment grâce à la création d’emploi pour la gestion et l’entretien des ouvrages hydrauliques.

    Un dicton du Niger résume joliment ces perspectives : « Aman, Iman », l’eau c’est la vie.

  • NIGER - Des milliers de personnes accèdent à l’eau potable en zone rurale grâce au Mécanisme Commun de Financement

    Publié le 8 Janvier 2020    Par Equipe NIG/026   FR

    La fête était belle fin novembre à Tambas dans la région de Tahoua au Niger. Ce fut en effet le jour de l’inauguration du tout nouveau système d’adduction en eau potable. Ce système a nécessité un forage de grande profondeur (500 mètres) pour atteindre les nappes phréatiques pérennes. Il permet l’alimentation en eau potable de 8 000 personnes réparties sur plusieurs villages. 

    Photo 1. La population lors de l’inauguration du l’AEP © LuxDev

    Photo 2. Les autorités locales lors de l’inauguration du l’AEP © LuxDev

    Ce système est à source d’énergie hybride. Des panneaux photovoltaïques apportent l’essentiel de l’énergie nécessaire au pompage et à la distribution de l’eau. Un générateur diesel est également présent en secours ou complément pour assurer un service optimal. Cette technologie garantie la pérennité de l’ouvrage et un faible prix de l’eau pour les usagers.

    Photo 3-4. Le château d’eau de l’AEP multi-villages de Tambas (Tahoua) avec son champ solaire © LuxDev

    Le Programme d’Appui au Secteur de l’Eau et de l’Assainissement appuie le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans la mise en œuvre du Programme sectoriel de l’eau, hygiène et assainissement (PROSEHA). Sous l’impulsion du Grand-Duché de Luxembourg et du Royaume de Danemark, un mécanisme commun de financement permet désormais de canaliser les fonds des partenaires étrangers dans une démarche commune et cohérente avec les politiques nationales.

    Fin 2019, déjà 85 ouvrages ont pu être mis en service sur les volets hydraulique rurale et pastorale (l’hydraulique pastorale consiste à construire des points d’eau à destination du bétail dans les grands couloirs de transhumance). Ces points d’eau ont permis d’alimenter 75 000 personnes en eau potable et d’abreuver 67 000 têtes de bétail.

  • NIGER - Vers une gestion déléguée du service public de l'eauLa livraison des premiers ouvrages du programme sectoriel eau et assainissement au Niger s’accompagne de la mise en place des systèmes de gestion déléguée afin d’en assurer la durabilité

    Publié le 22 Novembre 2019    Par Equipe NIG/026   FR

    La commune de Badaguichiri dans la région de Tahoua au Niger va bientôt mettre en service un tout nouveau système d’alimentation en eau potable. Ce système dit « multivillages » permettra l’alimentation en eau de 5 localités pour un total de plus de 8 000 habitants.

    La gestion de cet équipement est toutefois un enjeu majeur : comment sera-t-il entretenu ? L’accès en sera-t-il équitable ? Qui bénéficiera des recettes issues de la vente de l’eau ? 

    Le mode de gestion « communautaire » de l’hydraulique villageoise qui prévalait au Niger, comme dans beaucoup de pays de la sous-région, est progressivement remplacé par une gestion déléguée. En effet, les problèmes de gestion financière entrainaient des pannes régulières et réduisaient la durabilité des systèmes d’approvisionnement en eau. De plus, la technicité des nouveaux ouvrages nécessite des compétences spécialisées.

    News_SPE_-_photo_1.jpg AEP multivillages de la commune de Badaguichiri, région de Tahoua © LuxDev

    Les nouvelles lois de décentralisation concèdent aux communes la compétence en eau et assainissement y inclus la gestion des ouvrages. Pour accompagner ces changements, le Ministère de l’Hydraulique a défini le cadre de gestion des ouvrages d’eau potable en milieu rural à travers son Guide du Service Public de l’Eau (guide SPE). Le principe de délégation de la gestion des ouvrages à des prestataires privés y est privilégié.

    Sur la commune de Badaguichiri, un délégataire privé gère déjà depuis 2015 les 7 ouvrages existants. Encadré par une convention, ses performances sont contrôlées par la commune. Les usagers sont représentés par une association et par un bureau de contrôle indépendant. Un système de redevance répartit les recettes de la vente d’eau entre le délégataire, un fonds destiné au renouvellement et aux extensions des infrastructures et un autre destiné au développement du service eau et assainissement communal. Le contrat de ce délégataire arrivant à terme, un processus de mise en concurrence permettra la signature d’une nouvelle convention incluant le nouveau système prochainement opérationnel.

    News_SPE_-_photo_21.JPGReprésentants du délégataire de l’AEP de Dara Ichiroua, Commune de Wacha, Région de Zinder © LuxDev

    L’application de ces modalités de gestion est censée garantir la durabilité de l’ouvrage aussi bien d’un point de vue technique que financier.

    L’existence de ce cadre réglementaire et méthodologique est un véritable atout même si sa mise en œuvre souffre encore d’insuffisances. En 2018, au Niger, 74 % des ouvrages étaient en gestion déléguée. La performance de ces délégataires et des bureaux de contrôle est encore perfectible et les différents fonds ne sont pas toujours alimentés régulièrement. Pourtant, les résultats sont encourageant avec des taux de panne trois fois inferieurs sur les ouvrages placés en délégation. 

    Le Programme d’Appui au Secteur de l’Eau et de l’Assainissement (PASEHA 3), programme conjoint Luxembourgeois et Danois, appuie le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans la mise en œuvre du programme sectoriel de l’eau, l’hygiène et de l’assainissement (PROSEHA). Sous l’impulsion du Luxembourg et du Danemark, un mécanisme commun de financement (MCF) permet désormais de canaliser les fonds des partenaires étrangers dans une démarche commune et cohérente avec les politiques nationales.

    La mise en place de la délégation de gestion des ouvrages construits sur financement du MCF est un point important du programme. Cependant, les ambitions sont plus grandes encore avec l’objectif d’améliorer la qualité du service public de l’eau et sa pérennité au niveau national. Pour cela, le Guide du Service Public de l’Eau a été révisé, un accompagnement de proximité des communes et la formation régulière des acteurs locaux ont été mis en place ainsi que des cadres de concertations au niveau régional. 

    La durabilité des ouvrages a été longtemps un point faible des programmes d’hydraulique rurale en Afrique et en particulier dans les pays sahéliens. La mise en place de nouveaux modes de gestion permettra progressivement une véritable professionnalisation du secteur garantissant la pérennité des installations tout en respectant les principes de redevabilité financière applicables aux collectivités en charge.

    News_SPE_-_photo_3.JPGLes ouvrages placés en gestion déléguée ont un taux de panne trois fois inférieur à ceux gérés de façon traditionnelle © Zouloukalleyni Dourfaye

  • NIGER - La Coopération luxembourgeoise investit à la hauteur des enjeux

    Publié le 4 Novembre 2019    Par Manon LIENARD   FR

    Les interventions luxembourgeoises au Niger ont enregistré des performances positives au cours des trois dernières années, en particulier dans les secteurs du développement rural et de l’eau et assainissement. Ainsi, à l’occasion de la XIIe Commission de partenariat entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg qui s’est déroulée à Niamey le 18 octobre 2019, une augmentation des enveloppes budgétaires pour les programmes en cours dans ces secteurs a été annoncée.

    Dans le cadre du programme de développement rural NIG/025 qui cible la région de Dosso, 9 578 jeunes, dont 55 % de femmes, ont été formés aux métiers des filières agricoles depuis le début de l’intervention. Une extension budgétaire d’un montant de 3 190 000 EUR permettra d’ici 2020 à près de la moitié d’entre eux de bénéficier d’un crédit adossé à une subvention pour développer et pérenniser des activités génératrices de revenus. Davantage de piste rurales seront également réhabilitées pour améliorer l’accès des personnes et des produits aux marchés régionaux.

    News_ROF_-_extensions_budgetaires_Photo_1_copy.jpgJeune pratiquant la culture du riz irrigué, grâce à l’achat d’une motopompe et de semences adaptées © Zouloukalleyni Dourfaye

    Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, l’augmentation de la contribution luxembourgeoise au programme NIG/026, cofinancé par le Royaume de Danemark, s’inscrit dans une volonté d’augmenter la portée des réalisations. Avec un apport complémentaire de 6 861 126 EUR, 690 000 personnes vivant en milieu rural à travers tout le pays pourront être desservies en eau potable d’ici fin 2022.

    News_ROF_-_extensions_budgetaires_Photo_2_copy.jpgBorne fontaine, région de Dosso © Zouloukalleyni Dourfaye

    Par ailleurs, une nouvelle intervention dans le domaine de la gestion des finances publiques a été confirmée. Il s’agit de répliquer le modèle d’appui à la chaîne de la dépense publique développé avec succès dans la région de Dosso entre 2014 et 2016. Le projet d’appui au renforcement des capacités des acteurs de la chaine des dépenses publiques des régions de Agadez, Diffa, Tahoua et Zinder (NIG027) bénéficiera d’un investissement total de 1 467 179 EUR. D’une durée de 24 mois, cette intervention prévoit des activités de renforcement de capacités des services techniques déconcentrés du ministère des Finances et aussi des appuis en équipement et en moyens roulants permettant d’améliorer les conditions de travail et la performance des acteurs de la chaîne des dépenses publiques dans les zones ciblées.

    IMG_20191018_115814.jpgLa ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg, Mme Paulette Lenert, avec le ministre des Affaires étrangères de la République du Niger, M. Kalla Ankouraou, lors de la XIIe Commission de partenariat du 18 octobre 2019

    Ces fonds additionnels portent à 97 millions EUR l’enveloppe du IIIe Programme indicatif de coopération (PIC III 2016-2020). Comme l’a rappelé la ministre de la Coopération au développement et de l'Action humanitaire du Luxembourg lors de la signature officielle des nouveaux protocoles d’accord, le Niger est le premier bénéficiaire de l’aide publique au développement luxembourgeoise.

  • NIGER - Les communes à la source de la programmation sectorielle de l’eau et de l’assainissement

    Publié le 4 Septembre 2019    Par Équipe NIG/026   FR

    Le Programme d’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement (PASEHA 3), financé conjointement par le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume de Danemark, appuie le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans le processus de transfert des compétences aux collectivités territoriales.

    Dans le cadre de cette décentralisation, les communes ont la responsabilité de fixer des priorités d’intervention pour le développement des services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement. Cette expression s’effectue de façon participative et concertée avec l’ensemble des usagers, à travers un Plan Local eau assainissement (PLEA).

    La nouveauté de l’exercice demandé, ainsi que le manque de ressources humaines et financières au niveau des communes nécessitent cependant un soutien important de l’état et de ses partenaires techniques et financiers.

    Ainsi, le Mécanisme Commun de Financement  financera 148 PLEA d’ici 2020 . Cet investissement s’élève à près d’ un milliard de francs CFA.  À ce jour, 44 communes ont déjà été appuyées..

    En soutenant financièrement l’élaboration des PLEA,  le programme vise ,d’une part, la réduction des disparités dans l’accès aux services de l’eau et de l’assainissement ,et d’autre part, la gestion durable des ouvrages construits et financés sur la base de cette programmation ascendante.

    IMG_8084.JPGAdduction d’eau potable (AEP) multi-villages de Dara-Ichiroua, Commune de Wacha, Région de Zinder © LuxDev

    Le PLEA est un outil de planification communale qui se base sur une vision approfondie de la situation. Il s’agit dans un premier temps de faire un inventaire exhaustif des ouvrages d’eau et d’assainissement déjà existants. Une liste prioritaire de localités à équiper en ouvrages hydrauliques et d’assainissement est ensuite fixée. Un plan d’investissement triennal fournit les détails sur les montants de financements nécessaires.

    Seance_de_restitution_PLEA_AKOUBOUNOU_TAHOUA.jpgSéance de restitution du PLEA de la commune d’Akoubounou, région de Tahoua © LuxDev

    La priorisation des interventions au niveau communal est un exercice participatif qui permet de mieux apprécier les ressentis de la population et de réduire les inégalités. Les réalisations ne sont plus la conséquence des moyens mobilisés ou des possibilités techniques mais plutôt d’une vraie concentration de moyens pour réduire les disparités là où le besoin se fait sentir.

    À cet effet, une série de critères est définie et discutée avec les usagers. Il peut s’agir, entre autres :

    • des principales activités économiques dans la commune ;
    • des conflits d’usage existants ;
    • des maladies récurrentes, souvent d’origine hydrique ; ou encore 
    • des infrastructures publiques existantes (école, marché, centre de santé).

    La discussion, bien que parfois houleuse, permet en définitive de cerner la vraie problématique par rapport à l’accès au service Eau et Assainissement dans le milieu. Elle favorise une programmation plus équitable et moins sujette aux influences politiques et sociales.

    IMG_8081.JPGLe maire, les représentants du délégataire et l’association d’usagers (AUSPE) de la AEP de Dara Ichiroua, Commune de Wacha, Région de Zinder © LuxDev

  • NIGER - Prévenir les conflits liés à l'eauLa prise en compte des besoins en eau du pastoralisme dans la mise en œuvre du programme d’Appui au secteur de l’eau au Niger est facteur de développement économique et de cohésion sociale, en particulier dans les régions fragiles comme Diffa.

    Publié le 25 Juillet 2019    Par Arnaud Nouviale   FR

    Le pastoralisme est le mode d’élevage fondé sur la mobilité permanente ou saisonnière du cheptel. C’est un mode d’élevage destiné à assurer l’alimentation des animaux par une exploitation itinérante des ressources, en zone aride ou semi-aride.

    Photo_1_credit_DRHA-Diffa_1.jpgPhoto 1. Au Niger, environ 75% du bétail est élevé selon un mode nomade et transhumant © Direction régionale de l’hydraulique et de l’assainissement Diffa

    Le problème de l’eau se pose avec acuité dans les systèmes pastoraux et sa rareté est souvent source de conflits entre pastoraux ou entre pastoraux et sédentaires.

    L’implantation de points d’accès à l’eau souterraine sur les parcours de migration du bétail est donc un enjeu social, économique mais aussi sécuritaire. Lors de ces implantations, des accords sociaux entre tous les partis sont établis afin d’encadrer la future utilisation du point d’eau.

    La région de Diffa, à l’extrême Est du Niger, est l’une des plus pauvres du pays et son taux d’accès à l’eau potable est de 53 %. Pour une population rurale de 680 000 habitants, le cheptel présent sur la région est estimé à plus de 4.5 millions de têtes. 

    Les incursions du groupe armé  Boko Haram qui se produisent dans cette zone en raison de sa proximité géographique et culturelle avec le Nigéria engendrent de fréquents mouvements de population et exacerbent les violences intercommunautaires autour de l’accès aux ressources. 

    Photo_2_Credit_Lux-Dev_Zouloukalleyni_Dourfaye__Paysage_DSC_0097_copy.jpgPhoto 2. L’abreuvement du bétail se fait à des points d’eau situés près des villages © LuxDev/Zouloukalleyni Dourfaye

    La densification des points d’eau pastoraux revêt donc un caractère vital, comme dans le village de Alhadji Issa. Situé à 65 kilomètres de la ville de Diffa, dans un couloir de transhumance, ce village de 200 personnes et de plus de 10 000 têtes de bétail se ravitaille en eau à l’aide de 3 puits traditionnels. Outre la mauvaise qualité de l’eau puisée, ces puits se tarissent à la saison sèche. Des troupeaux en transhumance s’y arrêtent quotidiennement pour s’abreuver, aggravant la situation.

    Ce village est désormais doté d’un puit cimenté pastoral. Ce puits moderne de plus de 45 mètres de profondeur permet de soulager les besoins en eau de la communauté. 

    Photo_3_Credit_DRHA-Diffa.jpgPhoto 3. Construction du puit cimenté pastoral à Alhadji Issa © Direction régionale de l’hydraulique et de l’assainissement Diffa

    Le programme d’Appui au secteur de l’eau et de l’assainissement appuie le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans la mise en œuvre du programme sectoriel de l’eau, l’hygiène et de l’assainissement (PROSEHA). Sous l’impulsion du Luxembourg et du Danemark, un mécanisme commun de financement permet désormais de canaliser les fonds des partenaires étrangers dans une démarche commune et cohérente avec les politiques nationales.

    Sur Diffa, en complément des adductions d’eau potable, le volet pastoral a déjà permis la réalisation de 37 puits cimentés. Des stations de pompage pastorales et une nouvelle campagne de puits pastoraux viendront encore enrichir le maillage de ces ouvrages si importants pour la vie locale.

  • NIGER - Accès à l’eau : Concilier urgence et développement dans les zones fragiles

    Publié le 9 Juillet 2019    Par Equipe NIG/026   FR

    La 12e revue sectorielle de l’eau et de l’assainissement qui s’est tenue à Niamey le 12 juin 2019 a permis aux acteurs du secteur d’évaluer plus particulièrement les interventions à destination des régions en crise, le thème retenu pour la revue étant celui du « Nexus humanitaire-développement ».

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    Photo 1. Enfant à une borne fontaine © LuxDev

    Le Niger fait face à une situation humanitaire précaire et un contexte sécuritaire instable. Les crises structurelles, comme l’insécurité alimentaire, se conjuguent aux crises sécuritaires qui engendrent d’importants mouvements de populations. Ces populations déplacées, présentes dans les régions de Diffa et Tillabéry, sont particulièrement vulnérables. En outre, l’ampleur de ces déplacements pèse sur les services de base préexistants et sur les ressources naturelles : pour rappel , en milieu rural au Niger, moins d’une personne sur deux à accès à l’eau potable. 

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    Photo 2. Le puit, point central des activités humaines et agricoles © LuxDev

    Dans ce contexte, le financement du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement élaboré par le Niger demeure une priorité. Le Mécanisme commun de financement permet en effet d’assurer une répartition équitable des interventions et de prendre en compte les besoins des zones fragiles ou en crise. 

    Ainsi, depuis le lancement officiel du fond le 12 juillet 2018, la région de Diffa compte 3 000 personnes nouvellement desservies en eau potable et 37 000 têtes de bétails desservies en eau grâce à la réalisation de deux adductions d’eau potable (AEP) et 37 puits cimentés pastoraux. Dans la région de Tillabéry, ce sont 7 500 personnes de plus qui ont accès à l’eau potable depuis la construction d’une AEP et de six postes d’eau autonomes. Les situations d’urgence que connaissent ces deux régions sont un critère important dans l’arbitrage des financements et des interventions qui leur sont accordées. 

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    Photo 3. La table de séance de la revue sectorielle : de gauche à droite le gouverneur de la région de Niamey, le secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur © LuxDev

  • NIGER - L’eau potable et l'hygiène pour tousDes résultats encourageants obtenus via le Mécanisme commun de financement sectoriel eau et assainissement

    Publié le 12 Juin 2019    Par Sylvie Do Mar Bassama & Arnaud Nouviale   FR

    Étendre les services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène aux groupes vulnérables est une priorité au Niger avec l’adoption du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) le 09 Mai 2017.

    Le Mécanisme commun de financement (MCF) a été mis en place dès 2017 pour renforcer l’alignement et l’harmonisation des financements du secteur en offrant aux partenaires techniques et financiers (PTF) un outil fiable, transparent et efficace. Il a été créé par arrêté conjoint entre le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), le ministère des Finances et le ministère du Plan.

    L'un des objectifs clés du gouvernement Nigérien avec la création du MCF est de mobiliser des ressources financières pour combler les déficits de financement du PROSEHA où seuls 21 % du budget total est acquis d’ici la fin de la première phase en 2020. Pour amorcer le partenariat, le Grand-Duché du Luxembourg et le Royaume du Danemark se sont engagés à apporter à travers le 3ème Programme d’Appui au Secteur de l’Eau et de l’Assainissement (PASEHA 3) près de 47 millions d’euros d’ici 2022. Ces fonds viennent compléter ceux déjà mobilisés par l’état Nigérien (8,4 millions d’Euros) et versés au MCF. 

    En termes de réalisations du MCF, à ce jour 89 forages positifs ont été réalisés sur un objectif de 152. Un premier lot de 35 nouveaux systèmes d’adduction en eau potable (dont la majorité équipée de pompage solaire) seront construits à partir de juillet 2019 sur une partie de ces forages. Un deuxième lot de 57 ouvrages est en instance de lancement. En parallèle, 75 réalisations diverses (adductions d’eau potable, puits) ont déjà été mises en service alimentant en eau environ 80 000 personnes et 37 000 têtes de bétail à l’échelle nationale. 

    Photo_1_-_AEP_multivillages_copy.jpgAdduction d'eau potable multi-villages en service, Région de Zinder © LuxDev

    Photo_2_-_essai_pompage_copy1.jpgEssai de pompage dans un chantier de forage, Région de Zinder © LuxDev

    Photo_3_-_AEP_multivillages_Dantyandou_copy.jpgAdduction d'eau potable multi-villages de Dantyandou, Région de Dosso © LuxDev

    La défécation à l’air libre, qui est encore assez largement pratiquée au Niger (70,8 %) doit peu à peu disparaître, pour des raisons d’hygiène et de dignité. Le MHA avec l’appui du MCF cherche à généraliser l’approche de l’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) à travers une première vaste campagne qui touchera plusieurs milliers de villages. En parallèle, 290 latrines ont été construites entre 2017 et 2018 à travers le MCF dans les centres de santé, les lieux publics et les établissements scolaires. De plus, le lancement des travaux de 860 latrines est prévu, à partir de juillet 2019, pour permettre l’amélioration des conditions d’hygiène. La mise en place de latrines dans les établissements scolaires est indispensable puisque les enfants sont particulièrement vulnérables aux conséquences néfastes des mauvaises conditions d’assainissement et du manque d’hygiène. C’est aussi un facteur important de scolarisation, notamment pour les filles, dont beaucoup, comme cela a été souvent observé, ne vont plus à l’école après la puberté faute de latrines.

    La mise en place d’un mécanisme commun de financement sectoriel permet au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement de faire face aux immenses besoins du pays. Aligné sur les programmes nationaux et fort d’une assistance technique permanente focalisée sur le renforcement des capacités, ce mécanisme permet déjà la livraison d’ouvrages de qualité. Ces premiers résultats attirent déjà d’autres contributeurs financiers et permettent ainsi de se projeter sur des objectifs et des horizons encore plus ambitieux.

    Photo_4_-_Enfants_a_la_recherche_deau_copy.jpgEnfants à la recherche d'eau, Région de Dosso © LuxDev

    Photo_5_-_borne_fontaine_en_service_copy.jpgRemplissage de bidons d'eau à la borne fontaine, Région de Dosso © LuxDev

  • NIGER - Leaving no one behind : la réduction des inégalités d’accès à l’eau

    Publié le 22 Mars 2019    Par Manon Lienard    FR

    Au Niger, pays en grande partie traversé par le désert du Sahara, l’accès à l’eau est la condition première et indispensable à toute initiative de développement.

    4.JPGEn tamasheq, langue du peuple Touareg, un dicton populaire adopté par l’ensemble des communautés révèle l’importance symbolique de l’eau et lui accorde une valeur équivalente à la vie : « Aman, Iman ».

    Malgré un climat principalement aride, le Niger dispose d’importantes ressources d’eaux souterraines et de 550 km de vallée fluviale tracée par son fleuve homonyme dans l’ouest du pays. 

    31.JPGCommune rurale de Fabidji (Dosso), Puits villageois construit sur financement MCF, dessert 34 hameaux environnants en eau potable

    Cependant, aujourd’hui 46,31% de la population rurale nigérienne est dépourvue de tout accès à un service d’eau et s’alimente donc à des sources d’eau non potable, des puits traditionnels non protégés, des mares, etc. Les défis portent donc principalement sur la réduction des disparités qui caractérisent l’accès et la gestion de l’eau dans ce pays. En effet, ses ressources hydriques sont inégalement réparties sur le territoire, temporairement non disponibles selon la saison, et difficilement accessibles à cause notamment de la profondeur des nappes dans certaines régions.

    Le gouvernement nigérien a fait de l’accès équitable de la population à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement un des objectifs de développement du pays et s’est doté d’un Programme Sectoriel Eau, Hygiène et Assainissement (2016-2030) pour répondre à cet objectif. 

    9.JPGCommune rurale de Fabidji (Dosso), Puits villageois construit sur financement MCF, dessert 34 hameaux environnants en eau potable

    Le PASEHA 3, programme conjoint Luxembourg / Danemark, vient en appui au secteur en améliorant l’équité dans l’accès aux services d’eau et d’assainissement, le développement de la gestion locale de la ressource en eau et la connaissance accrue de la ressource. Ancré au sein du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), le PASEHA 3 vise à améliorer l'accès des populations aux services d'eau et d’assainissement pour 400 000 personnes additionnelles en 5 ans en parfait alignement avec la politique sectorielle. 

    8.JPGVillage d’Abdalazi (Dosso), Poste d’eau autonome réhabilité sur financement du MCF

    Avec l’appui du PASEHA 3, un mécanisme de financement multi-bailleur a été mis sur pied en 2017, afin d’assurer un financement suffisant et équitable des besoins des populations. Le Mécanisme Commun de Financement (MCF) permet d’assurer une répartition équitable des interventions et de prendre en compte les besoins des zones fragiles ou en crise.

    Pour l’ensemble du Niger, en 2018, avec les investissements réalisés via le MCF, 2 950 nouveaux ménages ont eu accès à un service basique d’eau potable pour la première fois. De plus, 4 nouvelles stations de pompage pastorales permettent d’alimenter 4 000 personnes du milieu pastoral en eau potable. Pour améliorer l’accès à l’assainissement de base, 119 édicules publics ont été également construits.  

    7.JPGApprovisionnement : remplir des bassines et des bidons

    Ces infrastructures permettront d’améliorer les conditions de vie des populations à plusieurs niveaux. Sur le plan de la santé, les risques de maladies seront réduits. Sur le plan de l’éducation, les chances de scolarisation et de maintien des enfants à l’école seront améliorées. C’est particulièrement le cas des jeunes filles qui disposeront de conditions sanitaires acceptables et seront déchargées de la corvée d’eau. Finalement, l’agriculture et l’élevage seront également favorisés avec moins de dépendance pluviométrique.

    L’eau est bien source de vie, germe de conditions de vie plus justes et d’un développement humain durable.

    10.JPGDéveloppement agricole , maraichage de contre saison grâce à une motopompe, Commune de Dioundiou, Dosso.

  • NIGER - Lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération

    Publié le 19 Octobre 2018    Par Manon LIENARD   FR

    Le 9 octobre 2018 s’est tenu à Niamey l’atelier de lancement de la revue à mi-parcours du 3e Programme indicatif de coopération (PIC 2016-2020) entre la République du Niger et le Grand-Duché de Luxembourg.

    IMG_20181009_124200_copy.jpgTravaux de groupe sectoriel "développement rural" © LuxDev

    Lors du discours d’ouverture de l’atelier, le chef du bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou a souligné l’importance de cet exercice. Dans le cadre de la nouvelle stratégie générale de la Coopération luxembourgeoise « En route pour 2030 », la Coopération au développement constitue en effet un des piliers essentiels de l’approche 3D (Diplomatie, Développement, Défense) en matière de politique étrangère du Luxembourg. Il a ensuite rappelé le contexte et les objectifs de la revue qui se déroulera en deux phases. Du 9 au 22 octobre, l’équipe d’évaluateurs externes réalisera une évaluation technique à mi-parcours des interventions bilatérales, du programme multilatéral ainsi que des actions humanitaires financées par le PIC III. Une deuxième étape aura lieu en début 2019 et se focalisera sur une analyse politico-stratégique du PIC dans son ensemble, en lien avec le contexte national de mise en œuvre. 

    IMG_20181009_095024_copy1.jpgLa table de séance de l'atelier, de gauche à droite : le chef du bureau de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, le représentant résident de LuxDev, le chef de mission de l'équipe d'évaluateurs © LuxDev

    En présence des partenaires nationaux et internationaux de la Coopération luxembourgeoise au Niger, l’équipe d’évaluateurs a présenté la méthodologie qui orientera les échanges bilatéraux pendant les visites de terrain, à Niamey et dans les régions de Dosso, Zinder et Tahoua.

    Les quatre programmes mis en œuvre par LuxDev dans le cadre de l’enveloppe bilatérale du PIC III, à savoir le NIG023, le NIG024, le NIG025 et le NIG026, font l’objet de l’évaluation technique à mi-parcours. Ces programmes visent explicitement l’alignement sur les stratégies et les procédures nationales. Un rôle actif a donc été accordé aux partenaires nigériens lors de l’atelier afin de recueillir leurs perceptions et leurs préoccupations quant à l’appui apporté à la mise en œuvre des programmes sectoriels concernés. À cet effet des travaux de groupe sectoriels ont été organisés et ont permis d’affiner les objectifs de l’évaluation par la prise en compte des enjeux jugés prioritaires par les acteurs sollicités.

    IMG_20181009_125054.jpg Travaux de groupe sectoriel "eau et assainissement" © LuxDev

    Dans le secteur de l’éducation, les partenaires ont souhaité souligner l’importance de la capitalisation et de l’institutionnalisation des bonnes pratiques repérées au niveau régional. Les acteurs de la formation professionnelle ont mis l’emphase sur la qualité de la formation et sur la nécessité d’articuler les mesures de formation avec l’insertion professionnelle. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement les processus de délégation de la gestion de l’eau et des infrastructures doivent être examinés. Finalement, en ce qui concerne le développement rural, les réflexions ont porté sur la durabilité des actions mises en œuvre et sur la pérennisation des dynamiques qui ont vu le jour dans la région de Dosso.

    IMG_20181009_124946.jpg Travaux de groupe sectoriel "formation professionnelle" © LuxDev

    Dans l’après-midi du mardi 9 octobre 2018, les responsables des différentes parties prenantes de la revue à mi-parcours, réunis en comité, ont validé les propositions méthodologiques de l’évaluation en y intégrant ces pistes de réflexion. 

    Un atelier de restitution de la première phase de terrain aura lieu le 22 octobre à Niamey et permettra à l’équipe d’évaluateurs de partager avec les différentes parties prenantes les premières impressions et recommandations suite aux évaluations techniques.

    IMG_20181009_124936.jpgTravaux de groupe sectoriel "éducation" © LuxDev

  • NIGER - Lancement officiel du Mécanisme commmun de financement (MCF) du secteur de l'eau et de l'assainissement

    Publié le 25 Juillet 2018    Par Sylvie Do Mar Bassama   FR

    Le Mécanisme commun de financement (MCF) a été lancé avec des millions d'euros d’ores et déjà mobilisés pour garantir l’accès à l’eau potable à la population au Niger. 

    Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le chargé d’Affaires de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou, le directeur général de LuxDev ainsi que les principaux acteurs du secteur se sont réunis le 12 juillet 2018 à Tahoua pour lancer officiellement le MCF du programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA). Pour cette occasion, le forage de Kamo Kamo, financé par le MCF, a été visité. Cet ouvrage permettra très prochainement à des milliers de personnes de bénéficier de l’accès à l’eau potable.

    En 2016 seulement 55,5 % des Nigériens n’avaient pas accès à l’eau potable et 98,3 % à des infrastructures d’assainissement de base. Le gouvernement du Niger s’est engagé dans l’atteinte des objectifs de développement durable des Nations unies, notamment le numéro 6 relatif à l’eau et l’assainissement. Pour cela, le PROSEHA 2016 - 2030 a été élaboré et présente les objectifs généraux suivants :

    • assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous ;
    • contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’hydraulique pastorale.

    Un mécanisme de financement innovant

    Le MCF a été mis en place dès 2017 pour renforcer l’alignement et l’harmonisation des financements du secteur en offrant aux partenaires techniques et financiers (PTF) un outil fiable, transparent et efficace. Il a été créé par arrêté conjoint entre le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le ministère des Finances et le ministère du Plan.

    L'un des objectifs clés du gouvernement nigérien avec la création du MCF est de mobiliser des ressources financières pour combler les déficits de financement du PROSEHA où seul 21 % du budget total est acquis d’ici la fin de la première phase en 2020. Pour amorcer le partenariat, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume du Danemark  se sont engagés à apporter près de 47 millions EUR. Plusieurs PTF ont déjà manifesté leur intérêt à les rejoindre. Le Grand-Duché de Luxembourg, ayant renouvelé son mandat en tant que chef de file des PTF du secteur, continuera à donner son appui au gouvernement nigérien pour renforcer son réseau de plaidoyer. 

    Table de séance de l'atelier de lancement officiel du MCF, 12 juillet 2018 - Tahoua (de droite à gauche : le directeur général de LuxDev, le chargé d'Affaires de l'ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Ouagadougou, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement) 

    Participants à l'atelier de lancement du MCF, 12 juillet 2018 - Tahoua


    Visite du forage de Kamo Kamo (Tahoua) financé par le MCF 


    Visite du forage de Kamo Kamo (Tahoua) financé par le MCF 

    Accueil de la population lors de la visite du forage de Kamo Kamo (Tahoua) 
     

  • BURKINA FASO - Formulation d’un nouvel appui à l’enseignement et la formation techniques et professionnels

    Publié le 24 Juillet 2018    Par Josaphat MILLOGO   FR

    Forte d’une longue expérience dans le domaine de l’enseignement et la formation techniques et professionnels au Burkina Faso, la Coopération luxembourgeoise consolide son appui au développement des compétences par un nouvel appui dans le cadre de son 3e Programme indicatif de coopération (PIC) signé avec le Burkina Faso pour la période 2017-2021 à travers le BKF/026.

    Le BKF/026 est une contribution à un appui conjoint, « Appui à la politique sectorielle d’enseignement et de formation techniques et professionnels (APOSE/EFTP) », des Coopérations luxembourgeoise, autrichienne, suisse, monégasque et française (à travers l’Agence française de développement) à la mise en œuvre de la politique de l’EFTP qui ont confiés le lead de la formulation à LuxDev.

    Il succédera au Programme d’appui à la politique sectorielle de l’EFTP (PAPS/EFTP) soutenu par les mêmes partenaires et s’alignera sur le plan d’action triennal 2018-2020 de la politique nationale de l’EFTP. D’un budget estimatif de 20,269 milliards de FCFA (30,9 MEUR) dont 8,527 milliards de FCFA (13 MEUR) de contribution du Luxembourg, il s’articulera plus particulièrement autour de trois programmes visant à améliorer l’accès à l’EFTP (programme 1), en améliorer la qualité (programme 2) et renforcer son pilotage (programme 3).

    Tenant compte des leçons apprises du PAPS/EFTP, l’exercice de formulation a inclus un diagnostic exhaustif des capacités institutionnelles, organisationnelles et individuelles des principales entités en charge de la mise en œuvre de l’EFTP au Burkina Faso. Sur base de ce diagnostic, les acteurs pilotes que sont le ministère en charge de la formation professionnelle, le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage, le conseil national du patronat burkinabè et les chambres consulaires vont bénéficier d’importants appuis en matière de renforcement des capacités.

    Pour ce qui concerne la formulation proprement dite, elle a démarré en mi-mai. À l’issue des entretiens avec les différents acteurs au niveau central et dans les régions, les travaux de terrain se sont conclus fin juin. Le document technique et financier (DTF) provisoire a été élaboré et sa restitution a eu lieu le 19 juillet en présence de la contrepartie et des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les grandes orientations du prochain appui portent sur la réalisation d’actions de formation qualifiante et certifiante, à forte employabilité et plutôt de courte durée, l’appui à la décentralisation fonctionnelle et territoriale de la formation professionnelle notamment en finançant les chambres consulaires et les organisations professionnelles par branche, le développement des partenariats avec le secteur privé dont les organisations professionnelles par secteur économique et le patronat.


    Partenaires techniques et financiers à l'atelier de restitution du DTF provisoire

    Courant juillet à septembre, il sera procédé à la finalisation/validation du DTF, puis à son instruction par le gouvernement burkinabè et les différents partenaires, suivie de la signature des accords bilatéraux respectifs entre le Burkina Faso et les partenaires contributeurs au financement de l’appui.

    En termes de modalité de mise en œuvre, il est envisagé une exécution nationale des fonds à travers le ministère en charge de la formation professionnelle et l’instrument retenu est le Compte d’affectation spécial du trésor (CAST) qui sera mis en place et inscrit dans la Loi de Finances 2019. Il est cependant prévu la gestion en régie par un des PTF, de l’assistance technique, des supervisions financières, audits et évaluations.

    Le démarrage est prévu pour le 4e trimestre 2018.

  • Niger : Tenue de la 11e revue sectorielle de l’eau et de l’assainissement

    Publié le 10 Juillet 2018    Par Giovanni TORDINI   FR

    Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement en collaboration avec ses partenaires a organisé du 19 au 21 juin la 11e revue sectorielle de l’eau et de l’assainissement sur le thème « secteur eau et assainissement, vecteur de développement ». 

    L’objectif de la revue sectorielle était, entre autres, de présenter le bilan d’activités depuis la dernière revue, de débattre des préoccupations en rapport avec la performance du secteur et de sensibiliser l’ensemble des décideurs sur le besoin d’investir dans le secteur de l’eau au Niger.


    Borne fontaine, Zinder

     

    À l’ouverture des travaux de la revue, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pr. Issoufou Katambé, a rappelé qu’au cours de l’année 2017, qui constitue la deuxième année de mise en œuvre du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA), il a été réalisé, entre autres, 2 415 équivalents point d’eau moderne en milieu villageois et 123 autres en milieu pastoral. Ces réalisations ont permis d’augmenter le taux d’accès théorique à l’eau potable, en passant de 45,5 % en 2016 à 45,91 % en 2017. 

    Le chef de bureau de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, M. Eric Dietz, chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur, a souligné l’importance cruciale de l’eau comme source de coopération, facteur de paix, de développement durable, de sécurité et de stabilité et en tant que facteur de réduction des inégalités de droit. Il a aussi rappelé l’importance de l’eau dans le domaine de la sécuritaire alimentaire, de la santé publique, de l’éducation et de la lutte contre la pauvreté.

    Pendant trois jours, les participants ont évalué l’état de mise en œuvre des recommandations de la revue précédente et la cohérence des démarches par rapport aux objectifs poursuivis.


    Table de séance de la 11e revue sectorielle, Niamey

     


    Borne fontaine, Diffa


     

  • Niger - Augmentation majeure des investissements dans l’eau et l’assainissement : près de 73 000 ménages desservis en 2018

    Publié le 22 Février 2018    Par Sylvie Do Mar Bassama   FR

    Le 09 mai 2017 a été adopté le Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) dont l’objectif est d’assurer la disponibilité et la gestion durable de l’eau et de l’assainissement pour tous.

    Depuis, l’extension des services d’approvisionnement en eau, de l’assainissement ainsi que de l’hygiène aux groupes vulnérables, est devenue une priorité au Niger. Dans ce cadre, le pays se doit de relever plusieurs défis :

    • élaborer une stratégie permettant, à un coût abordable, l’accès universel et équitable à l’eau potable ;
    • la mise sur pied d’une gestion transparente et saine des ressources financières issues de la vente de l’eau ;
    • faire établir, par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), un arbitrage à propos  des fortes disparités concernant l’assainissement ainsi que l’accès aux services de l’eau ;
    • développer la connaissance ainsi que le suivi du niveau de consommation actuel de la ressource en eau.

    Programme conjoint entre le Luxembourg et le Danemark, le Programme d’appui au secteur eau, hygiène et assainissement (PASEHA 3/NIG026), soutient les secteurs de l’eau et de l’assainissement en se basant sur le Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement (PROSEHA) 2016-2030.

    Il a pour objectif global, de garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement. Par ailleurs, il vise également à assurer une gestion durable des ressources en eau.

    Spécifiquement, le programme vise à contribuer à l'amélioration de l'accès des populations aux services d'eau et d’assainissement, à raison de 250 000 personnes additionnelles en cinq ans.

    En 2018, le Programme d’appui au secteur eau, hygiène et assainissement (PASEHA III) contribuera à hauteur de 13 millions EUR dans le mécanisme commun de financement. Ce mécanisme, géré par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), a été créé en 2017 dans le but de rechercher l’efficacité de tous les financements sectoriels, tant intérieurs qu’extérieurs, afin d’appuyer la mise en œuvre du Programme sectoriel eau, hygiène et assainissement  (PROSEHA).

    Afin d’atteindre les cibles en matière de développement (objectifs de développement durable), le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement (MHA), a prévu pour l’année 2018, le financement de plusieurs investissements tels que la réalisation de :

    • 152 forages profonds et moyens (entre 2018 et début 2019) ;
    • 254 postes d’eau autonomes ;
    • 114 mini stations d’adduction en eau potable simples ;
    • 50 stations d’adduction en eau potable multi-villages ;
    • 125 puits cimentés villageois ;
    • 189 puits cimentés pastoraux ;
    • 39 stations de pompage pastorales ;
    • 3 665 latrines familiales ;
    • 480 latrines publiques.

    La priorité est donnée aux localités dépourvues de points d’eau avec un objectif de réduction des disparités. Avec la réalisation de ces investissements, près de 72 950 nouveaux ménages seront desservis pour l’année 2018.