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République de l'Union du Myanmar

Le Myanmar est situé à un carrefour stratégique entre la Chine, l’Inde et la péninsule indochinoise. Si les Birmans forment environ 70 % de la population, le pays est composé de plusieurs dizaines de minorités ethniques, dont certaines sont engagées dans une lutte armée contre le pouvoir central depuis plusieurs décennies. Après avoir obtenu son indépendance de la couronne britannique en 1948, le Myanmar fut l’un des pays les plus prospères d’Asie du Sud-Est dans les années 1950. Gouverné par une junte militaire de 1962 à 2011, cette prospérité économique a fortement décliné, le Myanmar devenant l’un des pays les plus pauvres de la région.

En 2013-2014, le PIB du Myanmar était de 56,8 milliards USD. Selon les premières données issues du recensement national de 2014, estimant la population à 51,4 millions d’habitant, le revenu moyen par habitant est de l’ordre de 1 105 USD, soit l’un des plus bas d’Asie du Sud-Est et du Pacifique.

L’analyse d’une évaluation des conditions de vie des ménages menée en 2009-2010 à l’échelle nationale a révélé que 26 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté. Selon la Banque mondiale, qui tient compte des produits non alimentaires dans le panier des ménages et des écarts de prix spatiaux, l’estimation de la pauvreté s’élèverait même à 37,5 % de la population du Myanmar.

Le pays dispose cependant d’atouts importants : des matières premières abondantes (mines, bois, gaz et pétrole), un vaste marché intérieur de près de 57 millions de consommateurs, une main d’œuvre bon marché et une intégration régionale forte, du fait de son appartenance à l’ASEAN depuis 1997 et de ses liens étroits avec la Chine et l’Inde. L’agriculture est au cœur de la vie économique birmane, 70 % de la population vivant dans les zones rurales.

Après avoir procédé à une révision de la constitution nationale, le pouvoir militaire a consenti à tenir des élections en novembre 2010 - boycottées par la Ligue nationale pour la démocratie - qui ont conforté la place du Parti d’Union pour la Solidarité et le Développement, entrouvrant cependant le Parlement à l’opposition. Bien que la grande majorité des personnes nommées au niveau national par le président Thein Sein (ex-Premier ministre) sont d'anciens ou actuels officiers militaires, le gouvernement a lancé une série de réformes politiques et économiques conduisant à une ouverture importante du pays longtemps isolé sur la scène internationale. Le Président s’est engagé à faire de l’économie l’une de ses priorités. Une loi sur l’investissement étranger a été adoptée le 7 septembre 2012. La modernisation du système financier, et plus particulièrement bancaire, constitue un enjeu majeur conditionnant la poursuite de l’ensemble des réformes économiques, ainsi que le développement du secteur privé et des investissements étrangers.

En avril 2012, l’Union européenne (UE) a indiqué qu’elle accueillait favorablement le développement du commerce et des investissements européens, afin de contribuer au développement socio-économique du Myanmar tout en promouvant la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. La levée des sanctions européennes en avril 2013 (à l’exception de l’embargo sur les armes) ainsi que la réintégration du Myanmar dans le système de préférences généralisées européen en juillet 2013 ont permis de renforcer la contribution de l’UE au développement économique du pays. Les États-Unis, l’Australie et un grand nombre de pays ont également levé, soit partiellement, soit totalement, leur régime de sanctions.

Malgré les efforts du gouvernement birman pour relancer l’économie et s’ouvrir aux investissements étrangers, les conditions de développement restent faibles et les inégalités régionales importantes. Les populations pauvres vivent surtout dans les zones rurales et sont très vulnérables aux aléas externes (inondations, sécheresses, cyclones, glissements de terrain). D’un point de vue structurel, les problématiques de développement s’expliquent surtout par le manque d’opportunités professionnelles, la faiblesse de la productivité agricole, les retards technologiques et le manque d'investissement, la faible couverture et le manque de qualité des services sociaux, les politiques et les programmes inachevés. Dans les régions rurales, ces facteurs ont pour conséquence une situation d'insécurité alimentaire généralisée et de malnutrition chronique.

Aucune action n’ayant été mise en œuvre par la Coopération luxembourgeoise au Myanmar à ce jour, le projet intitulé « Développement des ressources humaines dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme et renforcement des capacités du ministère de l’Hôtellerie et du Tourisme », qui démarre en 2015, est considéré comme la toute première intervention financée par le Luxembourg sur le programme d'aide bilatérale au développement dans ce pays.

Ce projet vise à mettre en œuvre un plan de développement des ressources humaines dans le secteur du tourisme et, en même temps, à renforcer et réorienter les capacités du ministère de l'Hôtellerie et du Tourisme d’une part, et du secteur privé d’autre part, afin de s’aligner sur les besoins du marché du travail et répondre aux attentes des visiteurs en matière de qualité de services.

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